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L'apres Virginie (fanfiction)

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Céline Frémont
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Tu es où au Mistral ? : Très loin de la! En Guadeloupe!
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Ennemis: V-I-N-C-E-N-T je t'ai toujours HAÏ!!!!!!!!!
Amour: Virginie, je t'aime et je ne te le répéterais jamais assez (L)

MessageSujet: Re: L'apres Virginie (fanfiction) Jeu 2 Sep 2010 - 16:53

Au même moment dans la maison de la grand mere d'Anaïs.

Céline et Julie avaient raconté à tous qu'un homme en ville l'avait reconnue, malheureusement il n'avait pas pu s'attarder à cause d'un RDV.

Il leurs avaient donc donnés RDV au même endroit pour tenter d'aider Céline via ses souvenirs à lui.
Julie avait voulu y allé avec Céline mais Amandine sa tante et son pere en avaient décidé autrement. D'une part parce que Julie était trop petite et d'autre part parce qu'Anaïs était la seule à mieux la connaitre, du moins elle la connaissait après son amnésie.

Anaïs avait pris sa petite Renaud et ensemble, elles étaient retournée sur les lieux.
Apres quelques minutes d'attente, l'homme toujours en costume fit son apparition. Instinctivement, il fit la bise a Céline qui se laissa faire, puis, il se tourna vers Anaïs.

Il ne me semble pas vous avoir vue hier... A moins que vous ayez grandit pendant la nuit... Ma la petite fille qui accompagnait Céline n'avait pas les mêmes yeux ni les même cheveux que vous
plaisanta t il.
c'était ma cousine Julie, moi je m'appelle Anaïs Baumartin.
Enchanté Mademoiselle, Vincent Chaumette.


Apres lui avait serré la mon il s'asseya en face de Céline. Anaïs enchaina.


Vous connaissez Céline depuis longtemps?
Depuis mon entrée dans la boite... ca fait a peut pres 6 ans je crois.
Dans la boite?
continua Anaïs pendant que Céline tentait de retrouver quelque chose dans ses dires qui pouvait l'aider a se souvenir.

Oui, on bossait dans la même société... Elle a été revendue depuis et n'existe plus...
Il marqua une courte pause. J'étais un architecte venu de Paris et elle bossait à la mairie avec de reprendre la boite de BTP de son pere et devenir co PDG par la suite.
Une boite de BTP?!
lâcha Céline plutôt surprise.
Une vraie femme d'affaire dans un monde d'homme. J'ai d'ailleurs trouvé ça très courageux de jouer des coudes pour se faire une place en tant que femme... ce que tu as réussit d'ailleurs... Heu... Ca ne t'ennuie pas si je te tutoie au fait?

Céline seccoua négativement la tête. Elle n'en revenait pas de ce qu'elle entendait.


Et... Ma famille? demanda t elle timidement
Ta mere est décédée il y a 3 ans a peut pret il me semble, ta soeur est en plein tour du monde mais elle ne veux plus remettre les pieds à Marseille... Quand a ton pere il a fait un arret cardiaque il y a peut.
Je n'ai plus aucun membre de ma famille alors? A part cette soeur... Qui fait le tour du monde.


Hélas non... Tu avais perdu le contact avec ta soeur il me semble...
Mais pourquoi?
A cause de la mort de ton frère jumeaux, ça a anéanti ta famille.
J'avais un frère jumeaux?!
Il est mort lorsque tu étais jeune...
ca fait beaucoup de mort tout ça..
. Céline était contente d'un coté de ne pas se souvenir ... Elle voyait a quel point sa vie était entourée de mort, ce qui devait prédire une vie plutôt désastreuse.
Et... Je suppose que je n'étais pas marié et que je n'avais pas d'enfants?
Ni mari, ni enfants... Mais...
Il hésitât quelques secondes.
Mais? demanda Céline mis inquiète mis avide d'en savoir plus.
Mais... On flirtait pas mal ensemble... Enfin... j'espère que ça... Ne t'ennuie pas enfin... Ça peut te gêner dit il mal a l'aise.

Céline fronça les sourcils, elle avait en d'elle un homme plutot charmant qui était son amant?


Mais pourquoi ne pas m'avoir cherché alors si, comme vous dites, on avait une histoire?
demanda t elle ignorant la question de Vincent. Et pourquoi se faisait il que j'étais a Paris et non a Marseille?
Tu étais a Paris pour affaires.. je n'ai pas cesser de t'appeler les premiers jours mais mes appels restait sans réponses... j'ai décider de faire intervenir la police... Mais... Paris est une grande ville... Autan cherché une aiguille dans une botte de foin... J'ai cherché... Mais au bout de six mois, je n'avais plus que l'espoir dans mes ressources.
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Céline Frémont
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MessageSujet: Re: L'apres Virginie (fanfiction) Mar 7 Sep 2010 - 13:34

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Marie Bergman
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MessageSujet: Re: L'apres Virginie (fanfiction) Ven 15 Fév 2013 - 21:13

Histoire que vous ayez la fin (il me semble qu'on peut plus le voir sur l'autre forum)

Marseille dans l'après midi

Virginie avait pris un taxi direction l'hôpital de la Timone.
Elle tendit un billet au conducteur et sortit de la voiture tout en mettant son sac au dos. Elle n'était même pas passée chez elle déposé ses affaires, elle préférait voir directement avec son père les choses essentielles et surtout voir si il se portait si bien qu'il le disait.
Arrivée a l'accueil, elle dut attendre quelques minutes avant qu'on daigne s'occuper d'elle.

Une odeur de mélange de produits antiseptique flottait dans l'air. Cette odeurs était gravé dans l'esprit de Virginie.
L'hôpital, moins elle y allait mieux elle se portait. La dernière fois qu'elle y était venu s'était pour apprendre le décès de sa mere. Il y a des lieux, des visages et des odeurs qu'on oublie jamais...

Elle se dirigea vers l'ascenseur et appuya sur le numéro 3. Quand les portes s'ouvrir, un brancard arriva en sens inverse. Virginie se plaqua contre la paroi afin de l'éviter de peut. Le brancardier s'excusa, Virginie lui souria mal a l'aise puis sortit de l'ascenseur. La dame dans le brancard n'avait pas l'air bien. Elle espérait ne pas trouver son pere dans le même état.

423 B

C'était la, il était la, derrière cette porte. Virginie respira un grand coup puis afficha un sourire qu'elle voulait naturel, décontracté puis poussa la porte.

Après quelques pas dans le "petit vestibule", elle le vit allongé, un peut trop blanc a son gout.
Il tourna la tête vers elle et lui fit un franc sourire.


Virginie! Ca me fait tellement plaisir de te voir la!
Moi ça me fait moins plaisir de ce voir dans cet endroit...
Elle marqua une courte pause, puis alla se blottir dans les bras qu'il tendait vers elle.

Toi aussi tu m'as manqué papa, je suis désolée de t'avoir laissé sans nouvelles.

Son père la serrait fort dans ses bras preuve que lui aussi avait eut du mal a ne pas la voir pendant toute cette année, puis il dé-serra son étreinte.


Montre toi un peut, voir comme tu as changé.


Elle ria légèrement.


En un an peut de chose change papa.
Bien sur que si! Regarde toi vieux pere, y'a un an je ne pensais pas que mon vieux cœur me lâcherait.


Un voile de tristesse remplit le regard de Virginie.


Ma Vivi, ne soit pas triste pour moi, tout va mieux maintenant je suis sortit d'affaire.
Virginie s'était a présent assise sur son lit. Je m'en veux un peut de t'avoir fait déplacé pour si peut... Comment tu as fait avec ton boulot et tout ça?
J'étais en vacances...


Un sourire s'afficha sur le visage de Fernand, si sa fille prenait des vacances c'est qu'elle devait aller bien, sinon elle croulerait sous le travail pour oublié comme elle le faisait souvent.

Alors si ça ne te cause pas de soucis...
Tu sort quand?
Avait lâché Virginie, elle ne voulait pas qu'il s'étende sur le sujet qui la ramènerait surement a penser a Céline.
Dans une petite semaine, le temps qu'il me garde en observation. Tu pourras t'installer a la maison si tu veux. Dans l'armoire la, il désigna le placard blanc derrière elle, y'a mon manteau, dans ma poche gauche c'est les clefs, prends les.

Marseille au Petit Nice


Céline et Anaïs avaient passé plus d'une heure a discuter avec Vincent. Céline avait rapidement comprit qu'il disait la vérité, au fur et a mesure qu'il parlait, elle sentait quelques chose qu'elle n'arrivait pas a décrire. Un sentiment très fort envers lui.

Serait ce un reste d'amour, comme il avait l'air de lui faire comprendre vu leur relation?
Elle ne cessait de lui sourire a chaque fois qu'il al regardait. Mais entre temps elle réfléchissait Tentant de se rappeler un détail ou quelque chose qui pourrait l'aider a se souvenir.
Mais rien, le vide. Seul ce sentiments indéfinissable. Peut etre de l'amour, de l'amitié, du respect ou de la crainte... Elle n'en savait rien.

Je t'aurais bien amené au vieux port ou au calanques... Mais comme tu as peur de l'eau...

Céline le regarda avec intérêt, le sentiment de peur qu'elle avait ressentit lorsqu'elle avait mis les pieds dans l'eau n'était pas anodin.
Céline savait qu'avec ce détail c'était lui qui détenait le plus d'infos de tous.


J'ai... j'ai peut de l'eau?
Oui... Tu n'as plus cette phobie depuis ton amnésie?
Si toujours mais a part il y a deux jours je n'ai pas eut beaucoup d'occasion d'etre pres de l'eau. Pourquoi j'ai cette phobie?
C'est a cause de ton frere.
Il la regarda avec un air triste. Céline compris qu'elle allait encore encaisser une mauvaise nouvelle. Elle l'encouragea cependant a continuer. Quand vous aviez 10 ans il s'est noyé dans la piscine familiale. Tu étais a coté et tu ne t'es aperçue de rien.

Céline écarquilla les yeux. Décidément, sa vie ne semblait pas si rose qu'elle le pensait.


Je peut toujours t'amener dans quelques endroits ou nous allions. Si tu veux ce soir je t'emmène dans le premier resto ou nous avons manger tout les deux.


Céline regarda Anaïs pour attendre son approbation, apres tout elle n'était pas seule, étant donnée qu'elle s'imposait déja beaucoup dans la famille Beaumartin il valait mieux demandé avant de faire son programme en solo. Anaïs acquiesça pour approuvé Céline se tourna alors vers Vincent.


Ok pour ce soir. Par contre il faudra venir me chercher chez la grand mere d'Anaïs.
Pas de probleme.
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Marie Bergman
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MessageSujet: Re: L'apres Virginie (fanfiction) Ven 15 Fév 2013 - 21:13

Marseille au bord de mer.

Virginie avait jeter son sac sur le premier fauteuil venu, elle avait claqué la porte d'entrée et s'était vautrée sur le canapé.
Un petit somme était le bienvenu, pour le reste elle verrait plus tard.

Une heure apres, Virginie se réveilla doucement, elle mit quelques minutes avant de se rendre compte de l'endroit ou elle était.
Comme si tout ce qui s'était passé n'était qu'un cauchemar. Mais non, elle était bien la, chez son pere allongée sur le vieux sofa qui n'avait pas bougé depuis sa naissance.

Virginie soupira. Elle était, hélas à Marseille, la ville qu'elle avait fuit et qu'elle ne pensait pas revoir avant bien longtemps.
Elle laissa tout en plan pour sortir dans le jardin. Elle aurait bien une occasion de ranger, pour l'instant c'était l'heure des souvenirs...
Elle déambulait le long de la clôture d'arbustes et fixait la mer. Elle fit un petit sourire, la maison de son pere était assez isolée, normal pour la plupart des pécheurs mais elle l'avait bien regretté étant ado, alors que la... Elle appréciait le calme.

Une maison loin du centre était plus que gênant surtout quand elle n'avait pas sa mobylette. SA mob devait surement etre encore la, en l'état qui plus est.... Peut etre qu'elle marchait encore??

Le soir était presque tombé, mais Virginie ne pu résister au fait d'aller faire un tour...

Apres avoir fait grincer la lourde porte du garage et plisser les yeux a cause du trop plein de poussière qui régnant dans la pièce, Virginie souria de satisfaction.
La manie de tout garder, qu'avait son pere n'avait pas que des mauvais coté parfois.

Elle fouilla dans le tiroir qui contenait la fameuse clef. Rien n'avait bougé, elle était encore la, comme si depuis tout ce temps, elle l'attendait.
Virginie dépoussiéra sa bécane de jeunesse et fit tourné la clef. Apres quelques toussotements, le moteur ronronna.


Allez comme au bon vieux temps
chuchota t elle a sa vieille mob.

Elle souria, un petit tours sur les routes avec les longues étendues de verdures et la mer au loin allait lui rappeler de bon souvenirs.

Apres avoir récupéré son vieux casque encore en très bon état, elle referma la porte et enfourcha sa vieille mob.
A peine fut elle sortie du jardin qu'elle ressentit comme durant sa jeunesse, cette liberté de pouvoir tout faire.
Sa "bécane" était la clef d'une liberté sans bornes.

Les cheveux virevoltant au vent malgré son casque, Virginie repris la petit route qui la menait vers la petite crique ou de nombreux souvenirs l'attendait.
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MessageSujet: Re: L'apres Virginie (fanfiction) Ven 15 Fév 2013 - 21:14

Chapitre 5
En mauvaise compagnie.

8h dans un restaurant retiré de la ville.

Vincent était venu la cherchée.

Lorsqu'elle était rentré dans sa voiture, durant tout le trajet, seule la radio avait comblé le blanc.

Il ne parlait pas, elle non plus, elle était un peut timide ne sachant que lui dire vu qu'elle ne se souvenait plus de rien. Elle ne voulait pas le blesser en lui posant des questions en rapport avec ce qu'elle avait vécu. C'était un peut délicat.

En même temps, vu son histoire il était préférable d'avoir oublié... Tout ses morts, ses "non dits", elle avait presque l'impression de ressentir tout ça, comme si... Rien qu'en le racontant, on pouvait le vivre en même temps.
Mais a part cela, elle n'avait rien sentit d'autre.
Elle avait essayé de coller des visages sur des noms mais ça ne l'aidait pas, il n'y avait pas cette petite étincelle qui aurait pu l'aider a se rappeler, petit a petit.

Vincent s'était garé dans le parking. Il n'avait pas osé lui parlé, en dire d'avantage pour qu'elle trop se souvenir. Elle ne semblait pas avoir le déclic c'était tant mieux.

Il fallait repoussé l'échéance au plus loin... Seulement, combien de temps allait il tenir?


Céline et Vincent se dirigèrent vers le petit resto. Il y avait très peut de monde, c'était un coin assez reculé de Marseille a vrai dire... Ce qui n'attirait que les habituer ou les connaisseurs.

Céline était loin de se douter de ce qu'il se tramait. Elle aimait l'endroit .

Elle préférait et de loin un petit coin loin de tout qu'un grand resto en plein coeur de Marseille. L'ambiance était plus détendue, plus... "campagnarde".

Ils étaient installés a une table sur la terrasse, il faisait un peut frais et l'air marin n'arrangeait rien, mais, au dessus d'eux un radiateur extérieur les réchauffaient. Comme ça, ils ouvraient avoir la vue, l'odeur sans le léger froid qui régnait.

Le serveur avait tendu deux cartes mais Céline hésitait longuement. Elle ne savait pas si elle aimait ou pas, certains plats du menus, n'ayant pas eut le temps de tout gouté jusqu'à présent.
Vincent, lui, semblait avoir choisit depuis longtemps. En voyant la tête de Céline qui restait toujours concentré sur la carte il ne pu que la questionner.


Un problème?


Céline releva le nez brusquement pendant quelques secondes elle avait presque oublié qu'il était la.


Heu... Je ne sais pas quoi choisir... je... Je ne suis pas sur... si j'aime... Ou pas.


Vincent lui souria puis, baissa la carte de Céline pour lui montrer. Il se rappelait encore de ses gouts, on ne peut pas oublié tout ça surtout quand on se mari 2 fois avec la même personne.

Ca, tu aimes, ça... non... ca.. Oui, ça... ca va... ca non et ca oui! Par contre ça...


Il avait fait presque tout les carte ce qui avait amusé Céline... Elle en oubliait ce qu'il disait. Elle décida de choisir le premier plat de la liste celui du début dont elle se souvenait qu'elle "aimait" celons lui.
Le serveur arriva quelques minutes plus tard pour prendre les commandes, une dois partit Vincent décida de briser le silence qui ne cessait de s'installer.


Tu aimes cet endroits?


Céline avait fini par fixer l'horizon tourna la tête vers lui. Elle semblait la sans vraimetn l'etre. Pas qu'elle se questionnait comme d'habitude, c'était quelque chose qui l'avait frappé.
depuis qu'elle avait rentré Vincent ses questions étaient moins nombreuses, comme si elle savait qu'il la connaissait et qu'avec ce statut elle pouvait se reposer entièrement sur lui.


Oui, c'est très calme et la vue est magnifique... ca change de Paris.
Vincent souria Ah c'est sur! C'est loin d'etre la même vue.
Tu connais Paris
demanda t elle sans réfléchir.

Le tutoiement était venu naturellement et puis il le lui avait demandé, se sentant en confiance elle n'avait pas eut de mal a lui dire.

Oui, je t'en avait parlé cet apres midi... Tu ne t'en souvient plus?
Céline fronça les sourcils tentant de se rappeler. Ah oui! fini t elle par s'exclamer. Tu est venu de paris a Marseille dans ma boite de BTP...
c'est a peut pres ça. Je travaillais a Paris mais j'ai voulu bouger un peut sortir du contexte parisien. Parce qu'on a beau dire que Paris est une ville fantastique quand on y travail on a vite envie d'y partir.


Céline lui souria, elle ne connaissait pas trop ce sentiment la puisqu'elle ne travaillait pas.
Elle passait son temps à l'appartement d'Anais alors elle aussi avait envie de partir, mais partir dehors se promener dans les rues et les jardins. Paris ou une autre ville peut importe, tant qu'elle ne restait pas enfermée a tourner en rond.


Pres de la plage
Virginie avait garé son vieux scooter pres de la plage, elle y avait déposé son casque et s'avançait a présent vers la mer.
A cette heure ci il n'y avait plus personne, elle pouvait laisser son scooter non accrocher. Elle enleva ses chaussures pour marcher pieds nus sur le sable...
A cet instant, des flashs de son malaise sur la plage de Barcelone lui revinrent. Depuis la temps, elle n'avait pas eut un moment pour elle. Se mettant face a la mer, les pieds s'enfonçant légèrement dans le sable rugueux, elle ne l'avait pas ressentit depuis son malaise...

Peut etre que ce malaise avait rapport avec l'accident cardiaque de son pere? C'était dans la même période apres tout.

elle secoua la tête, non ce n'était pas possible d'etre lier a ce point avec son pere. Elle se faisait juste des films, le manque de sommeil avait eut raison d'elle à ce moment la, c'était tout. C'était surtout l'explication la plus valable.

Elle fit quelques pas pour atteindre le sable humide. la mer venait quelques fois a la rencontre d'un de ses orteils mais n'allait jamais plus loin.

Virginie respira à lein poumon l'air marin de Marseille.
Les lieux méditerranéen avaient peut etre la même odeur pour certains mais pour Virginie celui de Marseille avait quelque chose en plus... Une sorte d'odeur indescriptible qui la rendait différente.
Elle ferma les yeux et se laissa emporter par ses souvenirs grâce a cette odeur si commune..

Quelques instant plus tard elle ré ouvrit les yeux et marcha en direction de la crique... Il devait sans doute y avoir un groupe de jeune.
Elle voyait au loin quelques flammes et une épaisse fumée qui s'y échappait. Elle ne s'avança guère plus loin. Elle connaissait ce coin et savait qu'il ne valait mieux pas les déranger.

A l'époque, sa bande et elle renvoyait quiconque tentait de s'approcher du lieux. C'était comme un lieux sacré autorisé a eux seuls. Ils valait mieux les laissés tranquilles.

elle rejoignit son scooter tout en jetant des coups d'œil au alentours. Rien n'avait changé. ce qui la fit sourire, le vieux scooter attendait a la même place. Il manquait ceux des autres, de son anciens groupe. A la place, deux voitures légèrement tuner étaient garé... sans doute celles de la bande qui squattait la place.

Apres avoir remit ses chaussures et jeter un dernier regard a la mer, elle reprit le chemin de la maison de son pere.

Elle décida de passer par le petit raccourci, celui qui passait pres du resto ou des fois, elle y avait mangé lorsqu'elle partait furieuse apres une dispute avec son pere.

En passant devant, elle ne pu détourné le regard d'une tête familière.

elle n'en revenait pas, elle était a Marseille tout autant qu'a Paris...
Mais Virginie n'avait pas compris pourquoi a Paris elle l'avait totalement ignorée.
Lorsqu'elle regarda l'homme assis en face d'elle elle grimaça.

Chaumette.

Céline devait sans doute bosser avec lui encore... Mais de la a diner... Se pouvait il qu'ils aient "remis le couvert"?
Non, impossible, surtout apres ce que lui avait dit Céline!
Mais tout ça datait de tellement longtemps, peut etre qu'elle avait changé et que beaucoup de choses avaient évoluées?
Virginie ne pu se résoudre a passer son chemin sans faire une pause. Elle s’arrêta sur le bas coté et regarda le couple plus que bancal qui dinait dehors. Elle remonta un peut plus son col, apres avoir coupé le moteur. Il y avait une brise lég-re et diner dehors était ridicule. Non. Ce qui était ridicule c'était ce diner "aux chandelles".
Virginie n'arrivait pas a comprendre Céline. Cette dernière ne lui avait elle pas dit qu'elle haïssait Chaumette? Mais pour l'entreprise elle se forçait au moins pour garder une relation de travail stable.
sauf que ce diner sortait complètement d'une "relation de travail potable!"
Virginie bouillait intérieurement. Ok, c'était elle qui l'avait abandonnée suite a cette histoire de pollution. Ok elle n'avait pas voulu se battre et avait fini par s'en aller.
Mais Céline aurait pu la retenir! Céline aurait pu la chercher! Mais non... Au lieu de ça, elle dinait avec Chaumette. CHAUMETTE!
S'en était trop pour l'ex cheffe de chantier de Phénicie.
Elle enfourcha sa mobylette et redémarra. Elle ne voulait pas observer ce spectacle plus longtemps. Tout ça l'avait énervée. Elle démarra en trombe et rentra chez elle. Mais une question ne cessait de hanter son esprit.
Pourquoi Céline était elle retombée dans les bras de Chaumette?

parce que Virginie ne supportait pas de la voir se pavaner avec son ex. Elle s'en voulait a ce moment très précis de ne pas s'etre plus battue pour Céline.
Parce qu'en règle générale elle ne ressentait plus rien pour ses ex et faisait même tout pour les oublier rapidement... Mais la, Céline semblait etre ancrée dans sa tête et ne plus vouloir en ressortir.

Sans doute aurait elle du revenir? Sans doute aurait elle du laisser passé la tempête et venir s’expliquer? Mais Céline avait franchit beaucoup de limites. Ca avait commencé par le bébé.... Virginie avait accepter mais au final elle avait encore été déçue.

Céline avait trahie sa confiance, elle avait cru en son pere mais pas en sa compagne et ça Virginie avait du mal a le digérer.
Bon sang! Le pere de Céline face a elle le choix n'aurait même pas du etre fait! Surtout connaissance le pere Frémont. Mais Céline, elle, avait fait un choix et Virginie n'avait pas apprécié que Céline accorde plus de confiance en son pere arnaqueur et limite mafieux face a à elle.

Elle était partie, puisque Céline n'avait plus confiance, pourquoi continuer cette mascarade?
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Bertrand Lacroix
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Humeur : Il lui aura fallu du temps pour avouer ses sentiments à Luna... Heureusement que Patricia est là pour l'avoir décoincé.

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MessageSujet: Re: L'apres Virginie (fanfiction) Ven 1 Mar 2013 - 14:19

Oh tu l'as repris?
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MessageSujet: Re: L'apres Virginie (fanfiction) Mer 25 Fév 2015 - 15:17

[En fait je l'ai fini depuis très longtemps. Mais j'aime bien quand je termine ce que j'ai fait. Donc, je tape la suite et je la poste. Comme ça, vous l'aurez finie!]



Un peut plus loin au même endroit, sur la terrasse d'un restaurant.


Et c'est comme ça qu'on l'a surnommer le chef au grand pieds...


Céline se mit a sourire, l'histoire était amusante bien qu'étant présente à ce moment, elle ne se souvenait absolument de rien.


Vincent avait commencé à raconter des anecdotes de boulots pour que la mémoire lui revienne mais... Rien n'eut l'effet escompter. Céline se contentait de rire ou bien de sourire par politesse, mais jamais sur son visage n'apparaissait l'étincelle qui lui aurait rappelé un détail de ce qu'il racontait.
Vincent était satisfait, le plan qu'il prévoyait, mais qui n'était pas prévu au programme, s'annonçait des plus lumineux.
Il avait décidé ça dans la fin de l'après midi. Apres l'avoir vu dans la rue , il avait été plus que contrarié. Sa présence ruinait ses plans. Mais, lorsqu'il s'était approché d'elle pour lui dire bonjour, Céline n'avait pas cillé. C'était comme si elle ne l'avait pas reconnu. Il s'était retourné et l'avait appelé. Elle n'avait pas réagit non plus, il avait du s'approcher d'elle.
Heureusement que la jeune fille lui avait tout de suite dit qu'elle était amnésique, cela avait évité LA gaffe.
Il avait alors échafaudé un plan pour parvenir enfin a ses fins. Ou, du moins, a celle de cette famille qu'il haïssait tant.


Céline s'était mise a sourire de nouveau, mais elle semblait ne pas se rappeller de cette histoire non plus. Après quatre anecdotes du même genre, Vincent se décida a amorcer son plan.


Tu... Il hésita, rendant son discourt plus réaliste. Tu te rappelle de ce que j'avais dit concernant notre relation ?


Oui... Céline se sentit soudain, mal a l'aise sans savoir pourquoi. Sans doute, que cet homme attendait de retrouver l'ancienne Céline.Mais, cette dernière n'arrivait malheureusement pas a la faire revenir, et il était devenu un véritable étranger pour elle.




En fait... Il ne savait pas s'il devait annoncer ça directement ou attendre qu'il se soient plus vus. Peut etre que le fait de se voir régulièrement aiderait a mettre plus son plan en place ? Il se ravisa alors. Non, c'était sans doute trop tôt.


Mais la curiosité de Céline l'emporta a nouveau. Non, non, c'est bon... Qu'est ce qu'il y a ?


Il ne fallu pas plus longtemps avant que Vincent n'avoue.


En fait, avant que tu partes, je t'avais annoncé une nouvelle qui t'avais énormément plus...


Céline fini par le couper. Quelle nouvelle ? Il semblait trop lent pour elle, sans doute pour la ménager ?


On avait prévu.. Il marqua une nouvelle pause... D'aller plus loin.


Il se tu, attendant la réaction de Céline. Celle ci fronça des sourcils.


Plus loin ? Dans quel sens ?


Vincent hésita a nouveau. Peut être que ce n'était pas le bon moment. Peut etre qu'il fallait attendre. Non. De toute façon, plus tot c'était en place, mieux c'était. Il lui fit un sourire.


En fait, avant que tu partes, on avait scellé une sorte de pacte... Enfin, pacte. Ce n'est pas vraiment le mot.


Céline voyait qu'il hésitait. De quoi avait il peur ? De sa réaction ?


Tu peux tout me dire, dit elle en se voulant souriante, cachant ce malaise grandissant.


C'était facile pour Céline elle ne savait absolument pas de quoi il voulait parler. De son coté, Vincent était un parfait comédien. Prenant son temps pour lui faire croire qu'il ne voulait pas la blesser ou quoi que ce soit.


A ton retour, il la regarda dans les yeux marquant une nouvelle pause. On avait prévu de se marier.


Céline eut un hoquet de surprise, elle en lâcha même sa fourchette qu'elle avait en main. Le serveur leur avait amené leur plats et, depuis longtemps déjà, ils avaient entamés leur repas.
En voyant sa surprise, Vincent posa doucement sa fourchette. Il fit un petit sourire, tachant d'avoir l'air un peu triste.


Tout sauf ça, répondit il avec un sourire faussement amer.


Céline reprit ses esprits. Non, non... C'est... Juste que... Enfin, je ne m'attendais pas a ça. Elle lui fit un sourire timide, tentant de le consoler comme elle pouvait. Elle était si désolée pour lui. Elle voulait lui montrer que tout allait bien, mais c'était loin d'etre le cas. Cet homme était son mari ? Enfin... Pas vraiment, mais c'était pratiquement la même chose. Ils étaient fillancés.


Il lui sourit, il parlait doucement et avec calme pour ne pas l'effrayer. Jouant le jeu au maximum pour que ça soit vraiment réaliste.


J'aurais peut etre du attendre avant de te l'annoncer comme ça, je suis désolé.


Non, ça va ! Céline lui avait presque coupé la parole. Tu... On avait sans doute très envie de se marier... Et au lieu d'attendre quelques jours tu as du attendre plus d'un an. Pour... Au final, te retrouver avec une femme qui ne se rappelle même plus de ton nom. Je comprends que tu sois si pressé, ne t'excuses pas pour ça. Malheureusement, je ne me rappelle vraiment de rien et... Enfin, la nouvelle m'a surprise, c'est tout.


Vincent décida de jouer une autre carte. Prenant un air triste et désolé il continua.


Oh... Je pensais que... Ça t'avais remonter des souvenirs de te parler de tout ça... Mais je vois que... Il ne termina pas sa phrase pour qu'elle fasse plus effet. Accentuant son faux chagrin au maximum.


Céline lui prit la main, a ce moment la, un bruit de moteur de mobilette parvint jusqu'à eux. Céline retira sa main et fixa la route, comme une petite fille prise en faute. Comme si ce bruit l'avait coupé dans son élan de compassion pour Vincent.


Apres avoir jeté un rapide coup d’œil vers la rue, ellle vit un scooter passé en trombe. Des flashs, alors, lui vinrent a l'esprit.


« C'est fini nous deux... »
« Tu ne m'aimes plus ? »


Elle revivait la scène de son rève, mais cette fois ci elle n'était pas en train de dormir. Elle ne révait pas. Le visage de cette femme, son air grave, puis sa silhouette sui s'en allait.
Céline ne comprenait pas pourquoi cette image la hantait a nouveau, surtout a ce moment. Avec ce bruit de scooter qui s'en allait.

Ca va pas ? Demanda Vincent, la faisant sortir de ses pensées.


Non, c'est bon... C'est passé. Mais Céline restait pensive.


Vincent pensa d'un coup, qu'elle avait retrouvé la mémoire. Que tout son plan étant fichu. Mais, heureusement, il y avait le plan B. Il décida de tâter le terrain.


Tu t'es rappelé de quelque chose ?


Apres un long silence, elle se décida a lui dire la vérité. Oui... Et non...


Le cœur de Vincent manqua un battement. Cependant, le fait qu'elle n'ait pas l'air sur lui permit de retrouver un peu de courage de continuer.


Oui et non ?


Oui, je me souviens de quelque chose et non... Parce que je me souviens juste de ça et que ça ne m'aide pas plus.


Bien qu'un peu paniqué, il répondit d'un ton enjoué. C'est génial si tu te souviens ! Il te suffira juste de te souvenir de l'avant et de l’après et, au fur et a mesure tu retrouveras la mémoire !


Céline sentait qu'il pouvait être quelqu'un de confiance. Après tout, elle avait toujours ressentit quelque chose en sa présence. C'était bizarre et elle n'arrivait pas a mettre un nom dessus, c'était peut etre de l'amour. Ou de l'envie ? Après tout, ils auraient du se marier.
Et puis, c'était la seule personne de son entourage qui la connaissait d'avant. Elle se laissa alors aller aux confidences.


Elle lui expliqua le rève qu'elle avait fait, ou plutôt ce cauchemars qui la réveillait chaque nuit. Même, plusieurs fois par nuits.
Elle lui expliqua sa « rencontre » ou elles s'étaient vu sur les champs puis, dans la file d'attente de la tour Eiffel.


Vincent écoutait attentivement, se demandant comment il pouvait contourner la vérité. Alors qu'il réfléchissait, car il avait rapidement compris que Céline parlait de sa rupture avec Virginie, surtout lorsque celle ci l'avait décrite physiquement. Vincent esquissa un sourire. Alors, la seule chose qu'elle se rappelait après cette perte de mémoire totale était l'autre goudou ?


Il n'en croyait pas ses oreilles, pourtant, à eux deux ils en avaient vécus bien plus qu'elle avec l'autre !
Quoi qu'il s'en fichait pas mal au final, mais si elle s'était rappelé d'un de leur deux mariage cela l'aurait franchement mieux arrangé.


Tu la connais peut etre ? C'était qui pour moi cette fille ? A mois... Qu'elle ne fasse pas partit de ton cercle d'amis ?


Vincent profita de cette question pour tourner cette histoire a son avantage. C'était plutôt saugrenu, mais pourquoi pas ?


Un pari.


Un pari ? Demanda Céline, de plus en plus étonnée.


Oui, on était avec une bande d'amis, on avait un peu bu et... On s'est lancé des paris comme ça. Ou cela allait il le mener ?


Quel genre de pari ? Céline ne comprenait pas, elle pensait que cette fille, d'apres ce seul souvenir qu'elle avait... Enfin, qu'il s'était peut etre passé quelque chose. Le « Tu m'aimes plus » prouvait qu'il y avait plus que de l'amitié. Mais c'était difficile a croire, surtout après ce que lui avait dit Vincent. Comment pouvait elle être avec cette femme si elle allait se marier ?


On était dans un bar, un peu tous émécher... A l'époque nous ne sortions pas encore vraiment ensemble. Un de nos amis a parié que tu ne pourrais pas sortir plus d'une semaine avec la personne qui franchirait la porte du bar. Il marquait une courte pause, c'était vraiment une histoire a dormir debout. Le pire était que Céline semait pendue a ses lèvres. Et cette personne c'était Virginie.


Virginie ? Lança t elle en faisant un petit sourire.


Vincent ne savait pas si l'évocation de son nom l'aidait a retrouver peut a peut des souvenirs. Il haussa les épaules, se voulant relax.


Oui. Il mangea de son plat qui commençait a refroidir a vu d’œil. Virginie Mirbeau.


Céline savait qu'il ne comprenait pas sa réaction. Elle enchaina pratiquement apres l'évocation de son nom de famille. Virginie... C'était comme ça que je me faisais appeler. C'est le premier nom qui m'est sortit de la tête. Elle continua d'un air pensif. C'est bizarre quand même, si c'était un pari je devrais pas tant m'en souvenir que ça non ? Et puis, je ne me souviens que d'elle, je me fais appelé comme elle... Et le plus bizarre c'est que je la voie partout...


Céline avait fini par croire que son esprit lui jouait des tours, que les deux fois qu'elle l'avait vu, elle avait révé. Qu'elle n'était pas réelle.


Souvent, on se souvient des détails insignifiant plus que le reste... J'ai lu un article une fois, les gens qui perdent la mémoire se raccroche souvent aux petites choses qui ne leur est arrivé que très peu de fois dans la vie. Une vieille dame amnésique s'était souvenue de son conducteur de bus qu'elle croisait quand elle allait faire son marché chaque vendredi.


Ah... Les espoirs de Céline s'étaient effondrés. Pour elle, seule la personne qui nous avait réellement marqué restait imprimé dans notre mémoire, si ancrée en nous que même amnésique, on pouvait en avoir quelques bribes. Mais, face a l'argumentation de Vincent, elle du se rendre a l'évidence, elle avait tout faux.


Vincent savait balancer des mensonges si aisément que ça lui faisait presque peur.
Effectivement, il avait lu quelques articles sur le sujet, mais, bien sur, il expliquait tout le contraire. En ne démentant pas sur le fait qu'on pouvait aussi se souvenir d'un visage que l'on avait pourtant vu qu'une fois dans sa vie. Les deux était possible, donc, au final, il n'avait vraiment menti. Il avait juste caché une partie de la vérité. Il voulait absolument mettre son plan en œuvre. Si elle n'avait pas débarqué comme ça, il n'aurait même pas eu a faire ça.


La fin du dîner se termina sans encombres. Vincent avait troqué les anecdotes de bureau contre celles qu'ils avaient vécu lorsqu'ils étaient en couple. En omettant, bien sur, de dire que tout se passait avant leur deux mariages catastrophique. Bon, il parlait aussi de quelques disputes, mais jamais de séparations, ça faisait plus réaliste comme ça. Apres tout, quel couple n'avait pas de disputes ?


Ensuite, lorsqu'ils eurent finis leurs plats, ils se dirigèrent vers la voiture pour se rendre dans la grande maison des Beaumartin.
Durant le trajet, ils parlèrent peut, mais déjà plus qu'a l'aller. Plus elle était en sa compagnie, plus Céline se sentait en confiance avec lui. Enfin, elle appelait ça « confiance », car elle ne savait toujours pas quoi mettre sur cette sensation qu'elle ressentait. Sûrement que le fait qu'il l'ai connu intimement jouait. Il savait beaucoup de chose sur elle, et contrairement a lui, elle ne se souvenait de rien a son propos. Mais, vu qu'il l'a connaissait d'avant elle n'avait pas a craindre quoi que ce soit avec lui ?


Lorsqu'ils furent arrivés devant la maison, Céline ne savait que faire pour lui dire au revoir. La bise ? Non. Surtout après ce qu'il lui avait dit. Ca lui aurait fait de la peine. L'embrasser ? Non. C'était trop tot pour elle. Lui dire simplement au revoir et partir ?
Elle soupira, ne sachant quelle attitude adopter. Finalement il la regarda sans bouger, un « au revoir » serais sans doute de rigueur.


Il mit le frein a main et la regarda.


Je sais que tu en as appris beaucoup ce soir sans doute que tu préfères te reposer demain.


Non, plus j'en apprends sur moi et mon passé, mieux c'est. Elle marqua une courte pause. Enfin, c'est ce que je pense.


Alors, tu ne vois pas d’inconvénients a ce qu'on se voit régulièrement ? Demanda t il avec un petit sourire joyeux.


D’après ce que j'ai compris, ton boulot de prends du temps... Mais s'il t'en reste pour moi alors... Pourquoi pas ?


Apres demain ? Dans l'apres midi ?


D'accord.


Vincent lui tendis sa carte. Appelles moi demain, dans la journée. Pour fixer l'heure.


Céline prit sa carte et le salua, puis, elle claqua la porte et regarda la voiture s'en aller. Elle baissa la tête pour regarder un peu mieux la carte.


Vincent Chaumette, Architecte.
37 rue Villafranca
13008 Marseille


Chaumette SA, entreprise de BTP et Architecture.


S'en suivait le numéro de fixe et de portable. Elle mit précieusement la carte beige et rouge dans sa poche et entra enfin dans la grande maison.
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MessageSujet: Re: L'apres Virginie (fanfiction) Ven 6 Mar 2015 - 10:00

Amandine et son frère Nicolas, leur conjoints respectifs, Anaïs, Armand, le cousin d'Amandine, Bernard, le frère de la défunte étaient tous présent dans le salon. Seule, Julie manquait. Elle devait etre dans son lit a cette heure tardive.
Céline hésita a les rejoindre, alors qu'elle penchait le pour et le contre, Amandine se leva et se dirigea vers elle.


Ah ! Virginie...


Non, c'est Céline en fait.


Amandine s'était habituée à l’appeler ainsi, lors qu’avec Julie elle lui avait annoncé son vrai prénom. Amandine ne cessait d'employer constamment l'autre prénom.


Ah... Oui... Pardon... Céline. On était en train de mettre en place les chambrées, le fils de Bernard, Axelle et les enfants devraient arriver demain.


Ce qui ferait en tout une dizaine de personnes. Axelle est l’aînée, ensuite il y a Bernard, puis Nicolas... Je suis la petite dernières ! Lança t elle avec un clin d'oeil. Enfin pas la dernière en age ici ! Hélas...


Elle lui expliqua ensuite qui était l'enfant de qui, un rapide petit résumé, même si Céline était complètement perdue et le serait encore lorsqu'ils débarqueraient.


Oh ! Et j'allais oublier Nadine ! C'est la fille de Nicolas, la sœur de Julie. Elle va venir avec ses jumeaux. Sadie et Noah, ils ont un an et son a croquer !


Céline lui fit un sourire, par politesse. Mais, perdait complètement le fil de la conversation. D'ailleurs, Amandine le compris bien vite.


Allez, je ne vais pas vous ennuyer plus longtemps, je suis sûre que vous êtes fatiguée par cette grosse soirée. Ne vous sentez pas obligée de rester avec nous. Même par politesse.


Céline la remercia et s'écroula plus tard, sur son lit. Épuisée par cette journée.
Celle de demain n'allait être guere mieux. En effet, des 10 heures du matin, le début du cortège commença. Un ballet de voiture ne cessait de passer devants la batisse. La plupart habitaient sur la cote, d'autre plus loin, près de Saint Raphael. Et d'autres encore dans les Yvelines... Eux risquaient d'arriver plus tard dans la soirée.


Sophie, la fille d'Axelle et la sœur d'Amandine arriva la première avec ses filles de 12 et 9 ans. Julie était ravie de retrouver ses cousines. On ne les vit plus jusqu'à l'heure du déjeuner.
Dans l’après midi, Armand et Patrick les frères de Sophie arrivèrent, suivirent de leurs enfants qui était plus agé. La vingtaine passé. Et dont certains avait même des enfants ados.


Juliette, la seule ado de 16 ans, se réfugia dans sa chambre et se posa face a son ordinateur. On ne la vit pas avant le dîner. Il ne restait que les adultes et les jeunes de 20 ans.
Céline, qui ne cessait de suivre Anais des yeux, la perdit de vue. Elle s'était installée avec Alice et Alexandre, ses cousins qui avaient le même age qu'elle.
Tous le monde discutait autour d'un pastis, et Céline se sentit de trop.
Mais la journée passa assez vite, et avec toutes ses allées et venue elle avait complètement oublier d’appeler Vincent. Elle se leva, se frayant un chemin entre les Beaumartin et s'éclipsa du salon pour téléphoner.
Après de nombreux bips, elle fini par perdre espoir. Alors qu'elle allait raccrocher, quelqu'un daigna enfin lui répondre.


Oui ?


Vincent ?


Oui... Qui est ce ?


C'est Vi... Céline. Désolée, je n'ai pas pu t’appeler plus tot j'ai... Enfin, il y a eu beaucoup d'arrivée aujourd'hui et je n'ai pas trouvé le temps.


Ah... Ce n'est pas grave, j'ai été moi même très occupé.

Je te dérange peut être ? Tu veux que je te rappelle plus tard ?


Non non, c'est bon. Alors, pour demain. Quel horaire te convient ? Que dirais tu de14H30 ?



Va pour 14h30 dans ce cas.


Après avoir pris congé, elle raccrocha et monta dans sa chambre, en attendant le diner.
Bien qu'elle n'ai fait aucun exercice, a part peut etre aider quelques fois a transporter les valises, elle était épuisée. Elle se dirigea vers sa chambre et s'allongea sur son lit puis ferma les yeux.


Elle entendit a l'entrée des exclamations, sans doute ceux qui devaient arrivés de plus loin.
Apres, elle ne se rendit même pas compte que tout s'était tu. Du moins, pour elle. Puisqu'elle avait rejoint les bras de Morphée.


Maison de Fernand.


Il était tard maintenant et Virginie avait passé sa journée a faire des allées et venues. Chez son père il n'y avait que le strict minimum. C'est a dire, presque rien.
Virginie avait du faire des courses, pour remplir de frigo. Ainsi que la salle de bain qui ne contenait pas grand chose non plus. Surtout pour elle.


L’après midi, elle était passé voir son père qui semblait de plus en plus fatigué. Elle se demandait si ce n'était pas, justement, le fait d’être a l’hôpital. Après avoir passé deux longues heures avec lui, elle était rentrée et s'était collé devant les info régionales.
Elle n'écoutait pas vraiment ce dont le présentation parlait, elle repensait a sa journée, plus particulièrement aux endroits ou elle était passé. Lorsqu'elle avait fait ses courses du matin. Elle s'était surprise a prendre le chemin qu'elles prenaient habituellement. Revoir les places, les habitants et le fameux couple de vieux sur le banc. Céline et elle avaient fait pas mal de remarque ce jour la.
Virginie avait même fallit faire ce geste. Celui de tapoter le bras de Céline pour qu'elle se retourne.
Sa phrase sonnait encore dans son esprit.


« Tu crois qu'on sera comme eux dans 30 ans ? »


Chaque fois, c'était la même question. Soit de Céline, ou d'elle même. Et a chaque fois, leur réponse tournait souvent autour du même sujet.


« Non, on sera mieux. Et entourées de pleins de petits enfants. »


S'en suivait alors des questions plus drôle, sur les surnoms de mamies qu'elles voulaient avoir. Et a leur vie future.


FLASH BACK.

Céline et Virginie marchaient cote a cote dans la ruelle qui donnait sur la place, Virginie guettait le moment ou elles verraient le couple de petit vieux assis sur le banc.

Elles avaient toutes deux de lourds sacs chargés de provisions, puisque la dernière fois Virginie avait oublié de faire les courses et que Céline n'avait pas pu y aller par la suite. Du coup, elles avaient vécu sur les réserves. Qui s’épuisaient. Lorsqu'il ne restait que 3 yaourt perimés au frigo elles s'étaient bougée.
Céline avait embarqué de force Virginie pour l'aider a refaire des réserves.



Arrivées a l'extrémité de la ruelle, Virginie donna un petit coup d'épaule a sa compagne.

T'as vu ?



Quoi ? Céline tentait désespérément de faire tenir les sacs sur son épaule. Sa main était devenu pratiquement hors service. Elle regarda dans la direction de Virginie. Lorsque celle ci vit ce dont elle parlait, elle se mit a sourire. Virginie enchaîna.


Tu crois qu'on sera comme eux dans 30 ans ?


Elles passèrent a coté du couple et Céline baissait instinctivement la voix pour se rapprocher de Virginie, afin qu'elle seule entende.


Non, on sera bien mieux.


Elle marqua une courte pause avant de continuer. Et entourée de petit enfants.

Ah... Je les avais oublié ceux la...

Grand mère indigne !
Lacha Céline en souriant.



Non. Mamie. Tu préfère qu'ils t'appellent « grand mère » toi ?


Je sais pas... Continua t elle d'une voix normale. Mamie Céline... Grand mère Céline... Elle grimaça. C'est horrible, rien que de le prononcer j'ai l'impression d'avoir déjà des cheveux gris.


Pauvre petite mamie Céline.


Eh ! Laisses moi le temps de m'habituer a maman Céline, pour le mamie on verra plus tard.


Ah oui, j'avais oublié cette étape la tiens. Dit elle en faisant un petit rire. Mélissa et Erwan, nos terreurs !


Mélissa ? Erwan ?


Virginie avait lancer des noms qu'elle n'aimait pas, et connaissait très ben l'avis de Céline sur ceux ci.


Oui, nos enfants !


Céline blêmit. T'es pas sérieuse la... Si ? Voyant que Virginie commençait a pouffer, la blonde leva les yeux aux ciel.T'es pas possible.


Eh ! Dis Virginie en essayant de la rejoindre, trop accaparée a rire plutôt qu'a suivre le rythme. J'aurais pu dire Ginette, ou Paulette aussi. Ou alors, Henriette !


Céline grimaça, mais son visage exprimait bien plus que du dégoût.


En tout cas, je les imagine blonds. Avec tes yeux. Notre petite « 'Riette » au yeux bleux...


Riette ?


Oui, le surnom de la petite.

Virginie, je crois que je choisirais moi même le prénom du bébé. Ça vaudra mieux pour lui. Et j'aurais le droit de véto pour le surnom aussi.



Oh allez ! T'as pas d'humour ! Henriette ça revient a la mode en plus !


Jamais de la vie.


Tu t'imagines ? Quand tu t'énerves et que tu l'appelles : « Henriette Jeannine Frémont Mirbeau ?! » On dirait qu'on parle de nos ancêtres la !


Céline avait posé ses sacs, et Virginie en avait profité pour faire autant.


Bon, si j'ai compris Henriette c'est mort. Jeannine ? Elle vit le regard faussement noir de Céline. Ok, on oublie. Erwan et Mélissa aussi je suppose... Et Germaine ? Germain pour le garçon et Germaine pour la fille ?


Emmanuelle tant qu'on y est, proposa Céline. Et pour le garçon, on change juste la fin pour Emanuel. Encore plus pratique ! Ironisa t elle.


Ah oui !! Génial ! Continua Virginie en souriant beaucoup trop pour que ça soit réel. J'adore !


Je plaisantais.


Moi pas. Elle lui sourit.


C'est bien ça qui me fait peur...


Virginie éclata de rire, puis, elles se dirigèrent enfin vers l'appartement. Prenant soin de faire des pauses régulières tant les sacs étaient lourds.


Fin du FLASH BACK


En se souvenant de ce rituel, Virginie en avait eut les larmes aux yeux. Tout ça lui manquait. De toutes ses ex, Céline était la seule qui continuait les délires de Virginie. Quand elle était avec Céline, la brune ne jouait pas un rôle. Elle était elle même. Entière. Avec ses défauts et ses qualités. Et, surtout, son grain de folie.


Avec Sylvie, c'était loin d’être le cas. Et, Laeticia, avant c'était encore autre chose... D'ailleurs, cette dernière l'avait tellement blessée qu'elle avait faillit faire une croix sur une possible descendance.
Mais, encore une fois, Céline l'avait transformée. Le seul problème était que ce sujet était sensible pour les deux. Et quand Céline avait rayonnée au bras de Thomas, Virginie elle, avait ruminé dans son coin. Ça avait été le début de la fin. Comme elle l'avait dit. Et comme ça s'était produit.


Le projet était tombé a l'eau avec Thomas, mais il flottait dans l'air et allait revenir sur le tapis. Bien plus tard.


Seulement, entre temps, un autre sujet... Bien moins joyeux, celui la, était venu sur le tapis. Charles Frémont. Céline avait fait l'erreur de s’être trompé de camp. Pourtant, Charles Frémont n'était pas de ceux a qui l'on pouvait faire confiance. Et sa fille le savait beaucoup plus que Virginie. Elle avait grandit avec lui. Sauf qu'elle avait voulu faire comme elle le faisait souvent. Elle voulait le croire. Imaginer que son père puisse changer. Et, ce qui avait changé, fut leur relation.


Virginie s'était sentie a l'écart depuis Thomas et n'avait pas supporté un second « échec ». Elle s'était enfermée dans sa bulle pour ne pas souffrir. Mais rien avait fonctionné. Et elle ne cessait de ressasser. Tout avait pris fin un peu subitement. Même si elle avait très souvent réfléchit. Ce qui la freinait était son orgueil. Elle n'allait pas de nouveau ramper pour se faire jeter a la prochaine occasion. Elle aurait pu revenir, mais Céline aussi après tout. Elle aurait pu s'excuser aussi... Tout comme Céline non ?


Virginie considérait qu'elle n'était pas la seule fautive, et que son dernier statut lors de le séparation lui donnait le droit de ne pas faire le premier pas. Céline avait compris que son père avait mentit. Elle était donc la première a devoir venir vers elle, et non l'inverse.


Elle éteignit la télévision et mangea le plat qu'elle avait cuisiner tout en ruminant ses pensées. Elle n'avait pas vraiment faim. Ensuite, elle se traîna jusqu'à sa chambre, regrettant d’être venue la.
Tout. Tout lui rappelait Céline. Même cet endroit la.
Elle avait passé un week end ici lorsqu'elles s'étaient disputées. A son retour, elles s'étaient réconciliées... Mais pour se séparer quelques jours plus tard.


Virginie s’allongea en soupirant. Non, elle ne risquerait pas de trouver le sommeil. Comment le pouvait elle ? Surtout après avoir repenser a tout ça.


Elle rêva alors d'une rupture ou elle était fautive. Puis, d'une réconciliation, ou elles étaient entourées d'enfants. Ensuite, son père et celui de Céline avaient kidnappés la ribambelle d'enfants dans une fourgonnette. Céline avait pleuré et imploré son père, mais ce dernier les jeta dans une piscine sans fond. Et il ne cessait de lui répéter qu'elle finirait comme son jumeau. Virginie n'arrivait pas a l'aider parce que son propre père le lui empêchait. Lorsque Céline se noya, il la projeta dedans qu'elle eut du mal a remonter a la surface. Elle se retrouva enfin pres du corps de Céline, mais tous ceux de leurs enfants, qui se multipliaient autour d'elle l'ensevelissait. Elle étouffait.

Et c'est a ce moment la qu'elle se réveilla en sursaut. Elle avait du mal a oublier le corps de Céline au milieu de la piscine. Entouré de tous ses corps d'enfants morts. Leurs enfants. Il fallait qu'elle sorte prendre l'air.
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MessageSujet: Re: L'apres Virginie (fanfiction) Ven 9 Oct 2015 - 11:37

pas de panique je me connecte juste pour publier la suite et fin de cette histoire (par contre j'ai modifié toute la fin donc vis a vis de l'écriture ça risque de faire bizarre, cela dit je pense la publier sur Fanfiction. net en revoyant le début si vous voulez voir l'histoire je la publierais la : https://www.fanfiction.net/~maiacalista ou j'ai déja publié une Célinie... y'a une espace spécial pour la série PBLV si ça vous tente Wink )

Dslé par contre trop la flemme de faire la mise en page avec les italiques et tout ...

Maison des Beaumartin.

Céline s'était levée tot, ça en devenait une habitude. A force, elle avait fini par s'y faire : se réveiller en sursaut après une énième « c'est fini nous deux ».

Après avoir pris un café, elle se dirigea vers la grande terrasse qui surplombait la mer. Elle posa ses mains contre la pierre tiède, réchauffée par le soleil qui pointait a l’horizon. A ce moment la, elle se sentait bien. Ni trop près, ni pas assez de la longue étendue d'eau (qui l'avait quasiment traumatisée lorsqu'elle y avait aventurer ses pieds).

Elle avait compris que tout ça était lié a son frère mort noyé. Si elle l'avait su plus tot, elle ne se serait jamais risqué si loin.
Heureusement que Vincent était la, c'était sa mémoire. C'était la seule personne qui connaissait la « Céline Frémont » mieux qu'elle même. D'ailleurs, elle avait rendez vous avec lui dans l'apres midi.

Elle était heureuse dans un sens, ici personne ne la connaissait complètement, elle se sentait de trop. Surtout depuis que tout le reste de la famille avait débarqué. Anaïs n'était plus vraiment la, elle passait son temps avec sa famille, ce qui était normal après tout.

Céline se réfugiait donc vers quelqu'un qui était la pour elle, qui l'écoutait et la connaissait déjà.

La matinée s'était vite écoulée, l’après midi encore plus vite. Plus les jours se succédait, plus Céline se sentait proche de Vincent. Elle se sentait vivre a travers ses histoires.
La semaine chez les Beaumartin touchait a sa fin et Céline ne savait que faire... Bien sur, elle ne voulait encombrer personne et dans les deux cas c'était impossible. Retourner avec Anaïs a Paris ou rester ici avec Vincent. Lors du dernier week-end, celui ci le lui demanda, ou plutôt l'invita, a poursuivre les semaines suivantes chez lui.

Céline en parla alors avec Anaïs qui, triste de rentrer seule mais heureuse à l'idée que Céline ai retrouvé son amant, du se résoudre a remonter seule dans sa voiture.

Après avoir fait ses valises et s’être rendue devant l'entrée de la grande demeure, elle remercia mille fois sa famille « d'accueil » de l'avoir hébergée et d'avoir pris soin d'elle. Vu qu'Amandine ne habitait Marseille ainsi que Nicolas, le père de Julie, il lui était possible de les voir, si le cœur lui en disait.

Mais, même si Céline faisait de plus en plus confiance a Vincent, si elle avait l'impression de ressentir un sentiment nouveaux vis a vis de lui, celui qu'elle avait ressentit la première fois ne l'avait toujours pas quittée. Elle savait que tôt ou tard, Vincent souhaiterait reprendre leur relation malgré le fait qu'elle ne se souvienne de rien.

Elle était légèrement étonnée d'ailleurs qu'il veuille reprendre ou il en était connaissant la situation, mais ce dernier était si attentionné qu'elle en oubliait son questionnement.

Il l'avait aider a porter les bagages, et puis l'avait installé dans la chambre d'amis. Elle pensait que c'était pour ne pas la brusquer. Cela dit, leur rapprochement au fur et a mesure des jours suivant était palpable. Vincent tentait de l'approcher, et elle se laissait complètement faire. Heureuse d’être choyée et d'avoir de l'attention, en plus d'en apprendre plus sur elle même jour après jours.

Durant cette semaine, Virginie s'était occupée comme prévu du chat et de la maison. Son père était sortit le mardi après midi de la semaine suivante et elle n'avait pu se résoudre a le laisser seul.

Après son attaque, Virginie avait aperçu quelques changements. Il avait plus de mal a faire certaines choses habituelles. Elle s'empressait alors de l'aider pour le plus grand bonheur de son père qui était ravi que sa fille soit à ses cotés.

Elle s'était décidée pour rester un peu plus longtemps. Après tout, il lui restait encore quelques semaines de vacances et puis, elle n'avait pas profité de son père depuis plus d'un an. C'était le bon moment pour rattrapé le temps perdu. Même si elle avait apprécié cette année et qu'elle le disait souvent collant, il restait son père. Et elle ne pouvait pas décemment le laisser seul apres tout ce qu'il s'était passé. Il avait besoin d'aide et elle avait besoin de se changer les idées. D'oublier ce passer qui ne cessait de la hanter.

Maison de Vincent.


Vincent habitait une grande maison, une sorte de grand loft face a la mer. Il avait annoncé a Céline que l'ancien loft dans lequel ils avaient vécu avait été repris par sa fille et qu'ils iraient sans doute la voir un jour ou l'autre. Peut être que ça pourrait l'aider de revoir ce lieu et les personnes qu'elle avait connu.

Les jours passaient et la visite n'était toujours pas d'actualité. Vincent repoussait l’échéance. Il ne voulait pas que Roland, Mirta et tous les mistraliens la voit, sinon son plan tombait complètement a l'eau. Eux, ils n'étaient pas amnésiques et c'était bien dommage ! Pensa t il.

Le loft de Vincent comportait une terrasse en pierre qui contrastait avec la baie vitrée plutot design. Céline ne cessait de s'installer sur les sièges de la terrasse pour observer la mer. Il était beaucoup pris a cause de son boulot d'architecte et elle passait donc son temps a lézarder au soleil. Il lui arrivait de marcher dans les rues pavillonnaires jusqu'au parc, mais elle revenait toujours et ne s'éloignait jamais vraiment. Elle préférait rester sur la terrasse a contempler l'horizon. Ici, elle ne restait pas enfermée et proche du loft. C'était le lieu idéal.

Alors qu'elle regardait la mer, une femme qui marchait sur le bord attira son attention. Céline le savait, c'était elle. Cette femme qu'elle voyait constamment. Elle ne savait pas si elle devait aller la voir. Après tout, les autres fois n'avait été que des visions, celle ci devait en être une non ?

La curiosité fini par l'emporter, oubliant sa phobie elle descendit les petites marches traversa le jardin et poussa le petit portillon pour aller a sa rencontre. Elle aussi la connaissait un peu, après tout. Et puis, elle voulait s'excuser. C'était bête, elle ne se souvenait plus de rien elle n'aurait pas eu a le faire... Mais elle sentait que c'était la seule chose, l'unique même, qu'elle devait faire.
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Marie Bergman
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MessageSujet: Re: L'apres Virginie (fanfiction) Ven 9 Oct 2015 - 11:37

Maison de Fernand.

Virginie avait pris son petit déjeuner tôt, ne sachant que faire de sa journée, elle décida d'aller marcher un peut sur la plage. Comme elle le faisait régulièrement par le passé lorsque son père dormait encore.

Elle descendit en mobylette jusqu'à l'endroit qu'elle connaissait tant et se gara sur le fameux parking. Il n'y avait personne a cette heure, sauf quelques coureurs qui allaient et venaient le long du rivage... Voir même quelques gens matinaux qui promenait leur chiens.

Virginie ota son casque et l’enchaîna, comme elle le faisait dans sa jeunesse, a sa roue avant. Elle marcha en direction de la petite crique puise ravisa et se mit a marcher le long de la cote. Elle s’arrêtait de temps a autre pour voir l'heure et contempler l'horizon.

Peut etre que son père avait lu son mots, celui qu'elle avait écrit a la vas vite avant de partir ? Ou peut etre dormait il encore ?

Il était encore assez tot et le soleil, bien que bas, éclairait déjà tout autour de lui. Virginie se remit en marche, elle ne remarqua même pas les maisons au bord de la cote... Encore moins la jeune femme blonde qui venait a sa rencontre.

Céline n'était plus qu'a quelques centaines de mètres, mais déjà elle s’arrêta. Devait elle lui parler réellement ? Toute cette histoire datait de plus d'un an, la jeune femme l'avait sans doute oublié non ? Le cœur de Céline battait la chamade, la peur sans doute, elle ne comprenait pas elle même pourquoi si prêt du but, elle voulait renoncer.

Elle resta figé sans savoir quelle décision prendre. Comme si elle attendait que l'autre femme la prenne pour elle. Les secondes qui défilaient lui paraissaient ne jamais se finir, la brune s'était arrêté pour regarder la mer, non sans un coup d’œil a sa montre. Attendait elle quelqu'un ? Si oui, Céline allait être de trop, elle ne voulait pas lui remémorer des souvenirs douloureux alors que l’autre jeune femme vivait sa vie tranquille avec, probablement, son nouveau compagnon.

La blonde se remémora les paroles de Vincent. Elle devait attendre sa compagne plutôt, puisqu'elles avaient eu une histoire toute les deux. Cette femme pouvait très bien attendre sa compagne.

D'ailleurs, Céline ne s'était jamais posé de questions a ce sujet, mais a présent... C'était une tout autre histoire.
Sachant en plus qu'elles étaient toutes proche, le stress augmenta d'un cran.

Ses questions se bousculaient sans qu'elle puisse en saisir une seule pour l'analyser. De toute façon elle ne pouvait en savoir plus... La brune s'était retournée et lui faisait face.

Virginie avait regardé le levé du soleil une dernière fois avant de rebrousser chemin, vu l'heure il était plus judicieux de rentrer. Son père devait l'attendre a présent, elle ne préférait pas le laisser seul. Alors qu'elle s’apprêtait a revenir sur ses pas, son regard accrocha celui d'un bleu azur, qu'elle avait tant connu.

Elle s'immobilisa comme une statue, ne sachant si c'était un hallucination ou une réalité. De longues secondes s'égrainèrent sans qu’aune d'entre elles n'ouvre la bouche. Attendant que l'autre face le premier pas. Virginie était persuadée être en présence d'un rêve, d'une chimère. Il lui en fallait peu en ce moment.

Voyant qu'elle ne bougeait pas, Céline décida de s'avancer la première. Elle ne risquait pas grand chose vu qu'elle ne se souvenait de rien. Mais... Plus elle s'approchait, plus elle sentait son cœur cogner dans ses tempes. Elle ne comprenait pas pourquoi son corps réagissait a chaque fois ainsi, une sore de peur... Mélangé a de l'envie ?
Quelque chose d’inexplicable se passait en elle, sans qu'elle en saisisse le sens. Son corps avait enregistré une donnée que son esprit n'avait pas.

Elle était a présent face a face, Céline ne sachant que dire se contenant d'un simple :

Bonjour.

Virginie la voyait s'avancer, n'osant bouger de peur qu'elle s'évapore. Elle était spectatrice de l'instant, se maudissant de l'avoir laisser. C'était la plus grosse erreur de sa vie, et elle venait de s'en rendre compte. Était ce trop tard pour la conquérir de nouveau ?

Virginie ne voulait pas penser, elle ne voulait pas souffrir encore. Surtout qu'elle avait encore en tête l'image de Céline et Vincent en tête a tête dans ce restaurant. Cependant une chose était sur. Ce n'était pas un rêve ou une hallucination. La voir lui redonnait le sourire, la faisait revivre. A cet instant elle était trop préoccupée par le fait de ne pas s'avancer plus pour l'enlacer. Elle en mourrait tellement d'envie !

Heuu.... Bonjour. Elle était hésitant, trop hésitant. Céline devait se douter de quelque chose... Pire, elle pourrait très bien comprendre !

Ça va ?

C'était pitoyable, Céline n'arrivait même pas a lui dire franchement ce qui lui trottait dans la tête.

Ça va.

Virginie ne voulait pas s'étendre sur le sujet. Toutes les choses qui n'allaient pas ne pouvaient être dites. D'une Céline avait toujours eu du mal avec son père, même si elle aurait feint d’être compatissante elle ne l'aurait pas pensé, et l'autre chose la concernait beaucoup trop... Virginie ne voulait pas se mettre a nue maintenant après toute cette année de silence. Comment lui expliqué qu'elle s'en voulait après tout ce temps ? C'était bien trop tard !

Et toi ?

Que dire d'autre ? Parler du beau temps ? Tout ça était absurde, pensa Céline, elle n'aurait jamais du aller la voir. De toute façon, elle était très bien avec Vincent. Il lui apportait tout ce qui lui fallait, elle n'avait fréquenté cette jeune femme bien moins de temps que lui !

De longues secondes s'écoulèrent a nouveau sans qu'aucunes ne prenne la parole. Pourtant, toutes les deux avaient énormément de chose a dire.

Et Phénicie ?
Ma boite de BTP ? Je n'y bosses plus... A vrai dire, je ne bosse plus du tout.
Ah...

Virginie ne voulait pas trop être indiscrète, parler boulot autant pu leur faire gagner un peu de temps avant un nouveau silence. Mais elle elle commençait a lui poser mille et une questions sans doute, Céline lui aurait rétorquer qu'elle l'aurait su si elle ne l'avait pas quitté. Ce a quoi, Virginie lui aurait donné entièrement raison.

Céline avait eu un doute, Vincent lui avait parlé de Phénicie mais sur le coup et avec le stress elle en avait presque oublié le nom de son ancienne boite. Elle ne voulait pas s'étendre sur un sujet qu'elle ne maîtrisait pas assez et décida de relancer la conversation sur son interlocutrice.

Et toi, le boulot ?

Comment pouvait on annoncer a quelqu'un qui nous connaissait : Je suis amnésique je ne me souviens de rien et encore moins de toi.
Pire. On m'a tout raconté sur nous mais je ne m'en souviens pas, je voulais juste m'excuser. Et d'ailleurs, s'excuser de quoi, puisqu'elle ne se souvenait de rien ?
Céline se disait qu'elle n'aurait jamais du aller a sa rencontre.

Je bosse a Barcelone, toujours dans la même branche.

Céline ne savait même pas de quelle « branche » elle parlait. Sans doute bossait elle dans les bureaux ?

Et t'as des nouvelles de Chaumette ?

La brune avait lancé ça l'air de rien, mais ça sonnait faux. Elle aurait pu balancer directement qu'elle l'avait vu dîner avec lui et lui demander carrément si ils avaient prévu de remettre le couvert. Mais sa question était plus simple et moins intrusive.

Chaumette... Chaumette... Céline avait du voir ce nom quelque part. Soudain, elle se rappella de la carte de visite. Vincent Chaumette.
Étant donné qu'elle l'avait toujours appelé par son prénom, elle avait eu du mal a se souvenir de ce détail. Elle mit quelques temps avant de lui répondre.

Oui, il m'héberge...

La blonde avait dit ça simplement, de toute façon Virginie avait du le savoir. Cette dernière, proutant, paraissait surprise au point de répéter.

Il t'héberge ?

Autrement dit, ils couchent ensemble pensa t elle. Mais Virginie avait du mal a y croire, surtout après leur passé tumultueux.

Oui... Il est charmant... D'ailleurs, nous allons nous marier.

Virginie avait l'impression de se prendre un couteau en plein cœur. Etait elle consciente du mal que Céline était en train de lui faire ? Si c'était une blague elle était de fort mauvais goût.

Pardon ?!

Soit Céline était en pleine crise de démence, soit elle avait loupé un énorme chapitre. Pourtant, en un an les choses ne changes pas tant que ça si ?

Oui... Mais on va sans doute repousser le mariage a cause... De quelques problèmes familiaux.

Céline mentait carrément a présent. Elle ne faisait que répéter certains mots de Vincent. Ca ne comptait pas vraiment du coup, elle ne se souvenait de rien.
Pourtant, la blonde avait perçu comme une pointe de tristesse dans son questionnement. L'aimait elle encore ? Malgré tout ce qu'il s'était passé entre elles ?

Je suis désolée...

Elle l'avait dit. C'était sans doute hors contexte, mais elle s'était excusée comme elle avait voulu le faire. Avec un peut de chance, Virginie aurait compris ?

Désolée ? Elle était désolée ? Elle remettait le couverts avec Vincent pour la 3 eme fois et elle était... Désolée ?!
Virginie se referma immédiatement dans sa coquille. Elle ne voulait pas souffrir. Elle ne répondit rien et contentant d'écouter et d'attendre le moment propice pour s'éclipser.

Céline se demandait si elle avait bien fait, la jeune femme semblait s'être emmurée dans le silence depuis cette révélation. Se pourrait il qu’après un an elle n'ait toujours pas digérer cette histoire ?
En même temps, Céline pouvait la comprendre, sans doute si quelqu'un s'était joué de ses sentiments elle lui en voudrait encore.

Excuse moi... Virginie... Je n'aurais pas du venir te voir... On aurait... Je ne t’embêterais plus.

Elle s'était rappelé de son prénom puisque pendant longtemps, avant de le connaître, elle s'était fait appelée de la même façon. Mais... Le lui dire a elle, l'avait fait hésiter. Ne la regardant plus dans les yeux, elle lui tourna le dos et s'éloigna.

Tandis que la silhouette de Céline disparaissait, Virginie réfléchissait. Elle n'avait pas bougé d'un pouce depuis l'annonce du mariage.
Alors ça allait être ça leur dernière conversation ? Un simple ça va et un « je vais me marier avec Vincent ?! »
Virginie bataillait intérieurement, elle était partagée entre la colère et une incompréhension totale. Non, Céline n'était pas réelle. Elle avait rêver de tout ça a nouveau... Ce n'était pas possible...

Pourtant, au fond d'elle quelque chose semblait émerger... Et si ?
Et si c'était vrai ? Dans ce cas, ça pouvait expliqué son agissement à Paris, le fait qu'elle lui fuie, qu'elle se sente mal a l'aise voir complètement ailleurs ? Non. Son regard ne trompait pas. A Paris tout comme ici, elle avait remarqué dans son regard quelque chose... Quelque chose avait changé, elle le sentait sans pouvoir se l'expliquer.

Peut être que Chaumette la manipulait ? Virginie commençait a se persuadé de cette hypothèse. Comment la blonde avait pu retomber si bas ? Surtout avec ce qu'ils avaient en commun et leur deux mariage ratés...
Vincent devait faire pression sur elle et peut etre qu'il devait la faire suivre ou qu'elles avaient été surveillées... Peut etre que dans son regard ce qu'elle aurait du lire était quelque chose comme : « Aide moi » ? Si elles avaient été épiées, comme Virginie semblait le penser, alors le fait d’être allé la voir était un problème.

Virginie était emprunt a de nombreux doutes, soit elle avait raison à propos de Vincent soit c'était la triste réalité.
Céline n'ayant trouver quelqu'un, elle s'était réfugiée dans les bras du seul homme avec qui elle avait vécu de nombreuses années. Celui qu'elle pensait aimer a nouveau. Mais c'était trop gros, Virginie n'arrivait pas a y croire. Ou elle ne voulait pas y croire. Céline avait disparue.

Perdue dans ses pensée, elle n'avait même pas remarqué ou la blonde était passée. Elle regarda face a elle, dos a la mer, ces 3 grandes maisons qui surplombait la plage. Les mémorisant, elle savait qu'il n'allait pas être difficile de les retrouver.
Elle les regarda une dernières fois, les imprégnant dans son cerveau et se pros de revenir plus tard. Elle avait besoin d'explications. Mais d'abord, elle devait mettre de l'ordre dans ses pensée et s'occuper de son père.

Céline ne sachant que dire de plus avait fini par lui dire au revoir et l'avait planté la. Mais elle doutait de la façon dont cette femme s'était fermée lorsqu'elle lui avait parlé de Vincent. Son regard, son expression lui avait serré le cœur sans qu'elle n'en comprenne le sens. Elle sentait qu'elle l'avait blessé, se pourrait il que la brune ait quelque sentiments encore enfouis ? Qu'elle l'aimait encore ?
Elle avait du enfoncer le clou en parlant mariage... Pourquoi au fond d'elle, elle ressentait le besoin de lui faire mal malgré elle ? Comme si elle voulait lui montrer qu'elle continuait a vivre. Alors que Céline ne savait pas du tout ou elle en était dans sa propre vie. Pourquoi s'acharner ainsi sur une parfaite inconnue pour elle ?

Elle regrettait de ne pouvoir en savoir plus sur son passé. Elle s'attristait du fait qu'une part de son cerveau gardait jalousement ses souvenirs. Certes, Vincent lui avait raconté son passé... Ça l'avait soulagé d'avoir un passé et une histoire. Mais ça ne remplaçait pas des véritable souvenirs. Rester spectatrice de sa vie devenait frustrant.

Elle était a présent sur la terrasse, elle avait continué son chemin sans regarder en arrière. Elle ne voulait pas regarder cette femme et sentir sa tristesse. Elle se maudissait d'avoir voulu la voir juste pour s'excuser. Elle avait peut être, inconsciemment, fait ça pour soulager sa conscience mais maintenant c'était pire. Elle se sentait mal de l'avoir blessé. Sans qu'elle n'y trouve une véritable raison. Pourquoi avait elle eu ce besoin de la voir et de lui parler ? Encore des questions sans réponses...

Elle se retourna pour regarder la jeune femme s'éloigner. Lorsque la brune se retourna une dernière fois avant de poursuivre son chemin, le cœur de Céline se serra. Une impression de déjà vu la fit frémir. Le fait de la voir s'en aller, comme don son rêve... Virginie semblait toujours vouloir « s'en aller » sauf que pour une fois c'était la blonde qui l'avait fait avant.

Ce qui la troubla d'avantage, bien plus que la tristesse qu'elle avait vu dans son regard, c'était le manque. Elle ne comprenait pas pourquoi, en la voyant partir, elle eu soudainement ce manque physique d'elle. Si cette femme n'avait pas tant compté, comme disait Vincent, pourquoi elle ressentait tout ça ?

Avant, elle n'avait pas réussit a mettre un mot sur ce sentiments et il était encore supportable. Mais la, elle lui avait parlé, elle l'avait vu de près et avait lu dans ses yeux... Cette douleur qu'elle y avait vu devait sans doute accentuer ce manque. Et elle pouvait aisément y mettre un mot dessus présent.

Elle se laissa tomber sur une des chaises du jardin, vidée de cette « confrontation ». Des larmes ruisselaient le long de ses jours sans qu'elle ne comprenne vraiment pourquoi. Pleurer lui faisait du bien, elle relâchait la pression qu'elle s'était mise jusque la.
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MessageSujet: Re: L'apres Virginie (fanfiction) Ven 9 Oct 2015 - 11:38

Deux semaines plus tard.

Le père de Virginie reprenait peut a peut. Ce n'était pas encore tout a fait ça, mais il arrivait a faire certaines choses déjà seul. L fatigue du début était moindre et il reprenait le dessus lentement.
Virginie n’avait pas trouvé la force d'aller voir Céline a nouveau. « L'altercation » et les révélations de cette dernière l'avait refroidie. Dans sa tête des questions se bousculaient. Elle voulait être au plus clair avant de la revoir. Mais... Plus les jours avançaient moins elle arrivait a trier les informations qu'elle avait pu glaner pour se faire une opinion.

Elle s'était donné une semaine mais s'était dégonflée a la dernière minute. Elle avait attendu chaque jours de la semaine suivante sans bouger. Et ce depuis 14 jours a présent... Demain. Demain elle irait lui parler.

Elle ne pouvait, ou plutôt ne voulait pas rester dans le doute. Ne voulant pas se tresser a propos de demain, elle monta sur son scooter. Elle profiterait de cette ballade pour aller faire quelques courses.

Perdue dans ses pensées, tout en étant concentré sur la route, elle remarqua qu'elle avait traversé tout Marseille et qu'elle se trouvait a présent à l'opposé de chez son père.
Elle regarda la jauge d’essence qui était presque vide. Soupirant, elle décida de s’arrêter au super marché le plus proche pour faire ses courses et enchaîner avec un plein d'essence.

Alors qu'elle traversait les allées du magasin a la recherche d'une brique de lait, elle ne pu s’empêcher d'écouter une conversation qui l'interpellait. La jeune femme parlait d'une certaine « Céline » et Virginie ne savait dire pourquoi elle était persuadée qu'elle parlait de la même Céline que celle qu'elle connaissait.

… C'est vrai que ça fait longtemps qu'on a pas eu de ses nouvelles lança la femme a son mari.
Elle a d'autres choses a faire... Dit son mari en haussant les épaules. Ce... Vincent ? C'est ça ?
Je ne sais plus. Mais je pense qu'il faudrait que je l’appelle, elle doit s'ennuyer beaucoup si son mari travail. Elle doit passer des journées toute seule, ça ne doit pas être marrant.

La femme et l'homme changèrent de rayon et Virginie n'osa pas les suivre de peur de se faire repérer. Ça faisait déjà 10 bonnes minutes qu'elle inspectait un produit au hasard histoire de ne pas être vue. Elle esquissa un sourire en voyant qu'elle tenait dans sa main un rouleau de sacs poubelles de 40 litres. Rare était les gens qui passait 10 minutes a scruter ce genre de produit.

La discussion de Céline et Vincent lui remémora ce douloureux instant ou elle lui avait annoncé son mariage. Ce fut le déclic. Suite a cette conversation banale qui n'avait peut être pas rapport avec la même Céline, elle décida d'aller la voir. Mais... Plus elle cogitait sur les paroles du couple, plus les détails semblaient coller.

Céline avait dit qu'ils allaient se marier, d’après ce qu'elle venait d'entendre Vincent bossait pour deux. La blonde passait donc ses journée seule. Sans doute, ce couple la connaissait et tout ça n'était pas une coïncidence.

Après avoir fait ses achats et pris de l'essence, elle se dirigea vers la plage qu'elle avait longé quelques jours plus tôt. Lors de cette fameuse ballade matinale ou elle l'avait aperçu.
Elle gara son scooter laissant son sac de course dans le petit coffre arrière et se dirigea vers la plage. Elle repéra facilement les trois maisons sur la cote. Bien sur, lorsqu'elle tenta d'ouvrir le petit portillon, il était fermé. Elle emprunta un des chemin qui longeait la maison de gauche pour se rendre vers la rue. Elle inspecta les noms sur les boites aux lettres et trouva rapidement celle de Chaumette.
Elle sonna, non sans avoir regardé l'heure et si il y avait une voiture dans l'allée. Vincent semblait etre absent.

Mais quel ne fut pas sa surprise lorsque, au lieu de trouver une Céline au regard absent, elle trouva un Vincent Chaumette assez soucieux. L'étonnement des deux pouvait se lire facilement sur leur visage.

Virginie ?
Monsieur Chaumette ?

Ils avaient parlé en même temps, Vincent était toujours aussi familier... Ce qui n'était pas le cas de la brune.

Que faites vous ici demanda t il en fronçant des sourcils. Et depuis quand connaissez vous ma nouvelles adresse ?

Virginie, prise au dépourvue, ne pu mentir.


heu... Je venais voir Céline
Céline ? Mais elle n'est pas ici.

Ce fut au tour de Virginie de froncer des sourcils. Elle mit quelques temps avant de reprendre possession de ses moyens.

Pourtant, il y a 2 semaines, elle était sur la plage juste devant cette maison et elle m'a.... Annoncer votre mariage...
Excusez moi ? Dit Vincent en riant. Céline et moi mariés ? Vous êtes sur que vous allez bien Virginie ?
Elle me l'a affirmé elle même il y a deux semaine. Lâcha Virginie énervée a présent.
C'est impossible, vous savez bien notre passé commun... Je ne fais jamais trois fois la même erreur.
Donc elle n'est pas ici ?
Bien sur que non !
Bien... Alors désolée de vous avoir déranger. Au revoir Monsieur Chaumette.
Au revoir Virginie lui sourit il. Puis, il ferma la porte derrière lui.

OUF ! Pensa Vincent en s'appuyant contre la porte. Dire qu'il aurait pu se faire prendre bêtement par cette sale fouineuse !
Son plan n'avait pas marché et il avait du employer les grands moyen. Céline n'était plus vraiment coopérative depuis l'autre fois sur la terrasse., ou il l'avait surprise en train de pleurer. Il avait fallu être plus convainquant, au risque de la bousculer un peut...

FASHBACK
Une semaine et demie plus tot.

Céline avait du mal a se concentrer. Depuis l'autre fois sur la terrasse ou elle avait pleuré plus que de raison. Les questions étaient venues la hanter et elle n'arrivait plus a etre aussi a l'écoute de ce que disait Vincent. Sans qu'elle ne sache pourquoi ce dernier semblait perdre peut a peut patience. Sa gentillesse s'effritait et il faisait moins d'effort lorsqu'elle lui expliquait qu'elle ne se souvenait pas ou qu'elle avait oublié ce qu'il avait dit.

Des simples paroles, il en était venus au mains. Caresse timides au départ puis baiser. Céline n'avait pas pu aller plus loin et il s'était énervé. Il l'avait secouée, lui avait crié dessus et Céline en était restée pétrifiée. Le lendemain il avait réitérer ses gestes et Céline s'était simplement tendue. Elle s'était laisser faire mais avait grimacé lorsqu'il avait voulu approfondir le baiser. De nouveau il s'était énervé. La poussant violemment contre le canapé.

Céline était pétrifiée et, tel une enfant effrayée après un cauchemars, elle n'avait pu se défendre... Restant complètement passive face aux violences de Vincent. Elle ne le reconnaissait plus.

Vincent l'avait surpris dehors plusieurs fois et avait du se faire des idées. Elle n'avait prévenu personne, elle le lui avait même jurer en murmurant alors qu'il commençait a lui serrer le bras le regard plein de haine. Elle n'avait pas du être assez convaincante.

Il l'avait enfermé dans une pièce au sous sol à double tour. Pas de fenêtres, juste un néon qui éclairait faiblement la pièce. Un vieux matelas qui avait fait son temps était par terre. Des couvertures et quelques vieux meubles entassés. Une chaise qui avait perdu un pied et une table en bois rayée étaient posés dans un coin de la pièce. Céline trouvait difficilement le sommeil dans ce lieu. Elle n'éteignait jamais, de peur qu'une bête qu'elle n'aurait pas vu se faufile entre ses jambes dans la nuit. Elle avait peur a chaque bruits, de l'eau qui s’écoulait dans les tuyaux ou des claquements de portes régulier au dessus de sa tête.

Elle ne comprenait pas pourquoi cet homme si avenant était devenu ainsi du jour au lendemain. C'était le seul a la connaître, en qui elle pensait avoir confiance. Maintenant, qui croire ?

Encore faudrait il qu'elle puisse sortir pour croire quelqu'un. Elle ne doutait pas de devoir rester enfermée ici un bon bout de temps. Après avoir perdus ses souvenirs, voilà qu'elle perdait sa liberté. Elle ne savait pas depuis quand elle était ici, quelle heure il était et surtout pourquoi. Qu'avait elle fait par le passé pour qu'elle se retrouve la ?

Elle essayait vainement de fouiller dans ses faibles souvenirs ou dans ce qu'il avait raconté pour trouver un sens a tout ce qu'il se passait. La seule chose qui lui venait a l'esprit était qu'a partir du moment ou elle avait refuser ses avances physique, il s'était rapidement emporté.
Alors... Était ce la le problème ? Parce qu'elle n'avait pas voulu aller plus loin, il l'avait enfermé ?
Ça paraissait trop étrange pour être ça. Mais a force de se creuser la tête pour comprendre, les choses devenait plus claires...

Alors que Vincent lui apportait, comme a son accoutumé, son repas de la journée, elle sortit de sa torpeur pour lui parler enfin.

Pourquoi ? Demanda t elle tremblante, les larmes ruisselant sur ses joues. Angoissée par la peur de se prendre un coup ou qu'il fasse quelque chose de pire.
Pourquoi ? Dit il avec un petit rire en la voyant ainsi. Il marqua un temps de pause, rendant le silence plus pesant qu'il ne l'était déjà. Tu n'aurais jamais du réapparaître. Si tu étais restée dans ton trou rien de tout ça ne serait arrivé.

Céline lui lança un regard d'incompréhension, les larmes continuaient de couler. C'était une ressource inépuisable ces temps ci.

Le fait que tu soit amnésique arrange les choses mais... J'en avais marre d'attendre. Je pensais qu'on pourrait arranger un mariage afin que je récupère tout ce que tu as et te laisser a la rue. Il soupira. Seulement, tout allait trop lentement. J'ai voulu accélérer le pas mais tu me freinait constamment. Donc quand j'ai appris que je devais aussi attendre quelques mois avant que tes parts soit remise sur le marché... Eh bien j'ai préféré t'enfermer. Ca fait une bonne année maintenant que tu ne t'es pas manifesté pour Phénicie.

Il la regarda pleurer avec un petit rictus.

Il ne restait plus que Frémont, ton père, en travers de mon chemin. Ton père est mort et il n'y avait plus aucuns problèmes... Enfin sauf toi, qui était on ne sait ou dans la nature. Je n'avais qu'a patienter avant que les parts soient remises sur le marché et racheter le tout. Mais les choses ont changés quand tu es réapparue. Avec Nicolas, notre avocat, nous avions la majorité et nous pouvions facilement faire des projets. Nicolas n'a pas été très difficile, j'ai pu rapidement le mettre dans ma poche et d'ailleurs Phénicie n'est plus... Cette boite s'appelle désormais Chaumette BTP.

Il marqua une courte pause, Céline buvait ses paroles. Il profitait de cet instant, la savoir soumise a sa volonté était quelque chose qu'il attendait depuis pas mal d'années. Tout ça le faisait jubiler.

Il est resté 6 mois avant de me revendre ses parts. Je suis donc majoritairement propriétaire de cette boite. Mais il me reste deux problèmes. Tes 40% de parts, combinant celle de ton père et la tienne. Et ta réapparition. Je veux la totalité.

Céline restait prostrée, complètement abasourdie face a cet homme complètement fou. Si il les lui avait demandé, sur le champs elle les lui aurait donné ! Surtout en apprenant pas mal de choses sur sa vie d'avant. Elle voulait avancer et ne pas regarder en arrière.
Toute sa famille n'était plus la et sa vie n'avait pas l'air d'etre heureuse. Surtout si le seul homme qu'elle avait connu se mariait uniquement avec elle pour ses biens.

Alors, même si elle aurait voulu se connaître d'avant, elle s'était promise de ne jamais regarder en arrière. Après tout, si c'était pour apprendre des choses horribles, il valait mieux laisser tomber et recommencer tout a zéro. C'était peut être une chance.

Ce qui effrayait le plus Céline c'était ce que Vincent allait faire d'elle lorsqu'il aurait ce qu'il voulait.

Et après... Souffla t elle. Elle n'était même pas sur qu'il l'ait entendu.
Je ne sais pas... Tu sais beaucoup de choses... Il avait un sourire narquois plaqué sur le visage que Céline en eu des frissons. Il laissa sa phrase en suspend et claqua la porte derrière lui, la faisant sursauter.

Tandis que le bruit de la clef se faisait entendre, la blonde pleura de plus belle. Il aller la tuer, elle s'imaginait déjà les pires scénario. Et tous ceux qu'elle avait été en rapport avec la mer ou même avec l'eau.

FIN FLASHBACK
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MessageSujet: Re: L'apres Virginie (fanfiction) Ven 9 Oct 2015 - 11:38

Vincent était toujours appuyé contre la porte. Il regarda par le judas, Virginie semait avoir disparue. Il souffla pour évacuer le stress et retourna a son bureau. Depuis la dernière discussion avec Céline, il ne savait quelle décision prendre.
Comme il le lui avait dit, elle en savait trop et si il la lâchait au milieu de nul part, elle serait capable de lui faire payer. Même si il savait qu'elle voulait sans doute oublier et couper les ponts avec son passer, il ne pouvait pas être sur a 100% qu'elle le fasse.
Il se mit a rire, c'était un peu le comble pour une amnésique. Haussant les épaules, il se dit qu’après tout il pouvait bien engager quelqu'un pour faire le sale boulot. Il n'allait quand même pas se salir les mains pour si peut!

Virginie s'était éloignée de la propriété mais pas du quartier. Elle s'était assise sur un banc et réfléchissait a tout ça. La version de Céline et celle de Vincent étaient diamétralement opposées. Alors qui croire ?

Elle n'arrivait pas a imaginer Céline lui mentant. D'une part elle avait du forcément rentrer par le portillon d'en bas... Ou alors elle avait du courir très vite pour ne pas l'avoir vu après leur conversation sur la plage. Et son regard.... Elle ne pouvait pas être si à coté de la plaque.

Virginie savait toujours réussit lorsqu'elle mentait. Les yeux azur de Céline prenait une tout autre couleur, mais la rien n'avait changé. Par contre, elle ne pouvait pas dire la même chose de Chaumette. Ce dernier semblait nerveux face a elle.

Ne l'avait elle pas surpris a rire d'un ton faussement léger ? Bon peut être que ça n'avait pas rapport... Elle ne le connaissait pas assez personnellement pour se faire une opinion. Mais elle avait été assez mise en garde par Céline pour se méfier. Il semblait beaucoup trop décontracté et souriait trop.
Vincent mentait, du moins elle ne pouvait pas voir Céline mentir sur ce genre de sujet. Il fallait donc trouver d'autres preuves prouvant l'innocence de Céline et les magouilles de Vincent.

Première chose, aller faire un petit tour dans la maison... Enfin... Attendre d'abord que le principal intéressé soit parti. Elle décida de ne pas attendre plus, ne sachant ce qu'il était advenu de Céline. Peut être, était elle en danger et dans ce cas il n'y avait pas de temps a perdre. Si il n'y avait rien d'inquiètant, elle ne passerait pas le reste de son temps a se prendre la tête.

Alors, sans réfléchir elle se trouva un endroit assez loin mais suffisamment près pour voir si quelqu'un sortait de la maison.

Les minutes et les heures défilaient et rien ne changeait. Virginie commençait a fatiguer et avoir faim. Elle sentait quelques fourmis dans ses jambes a force de rester assise. Alors qu'elle commençait sérieusement a envisager de s'en aller, la porte s'ouvrit.

Virginie observa ses moindres gestes essayant de savoir si ils pouvaient le trahir. Que pouvait il avoir dans cette mallette ? Est ce que qu'il avait emporté le tiendrait assez longtemps loin de la maison ?

Vincent vérifia quelque chose sur son téléphone et durant tout ce temps Virginie espérait vraiment qu'il parte et qu'il en ait pour longtemps.
La voiture fini par sortir de l'allée et une fois loin Virginie se décida a sortir de sa cachette. Elle s'étira et vérifia que personne ne l'observait. L'endroit était désert, mais n'ayant pas la clef, elle préféra passer du coté jardin. Il était bien plus facile d'entrer de l'autre coté. Avec un peu de chance, il avait oublié de fermer une fenêtre ou quelque chose dans ce goût la.

Elle enjamba facilement le portillon et scruta la maison du jardin. La baie vitrée était fermée. Elle soupira. Elle ne voulait pas revenir et attendre encore des heures dans sa planque. Elle s'attaqua alors aux fenêtre. Par chance une avait été juste poussée et non fermée. Elle l'entre ouvrit et s'aida de ses bras pour l'enjamber.
Une fois a l’intérieur elle essaya de se repérer. Cette pièce semblait être un bureau. Il y avait une table, des étagères avec de nombreux dossiers rangés et des livres dans une autre. L'ordinateur sur son bureau était intéressant mais elle ne voulait pas s'y attarder, elle ne connaissait pas son mot de passer et n'avait pas de temps a perdre.

Elle fit le tour des pièces du rez de chaussé. La cuisine avec un plan de travail énorme... Vincent serait il cuisinier a ses heures perdues ? La salon était tout autant imposant. Les pièces n'étaient pas intéressante, il fallait monter pour trouver les chambres et les salles de bains. L'escalier de verre contrastait avec l’intérieur plutôt ancien. Ce qui correspondait tout a fait au personnage.

Personne n'était la, l'endroit était désert. Peut etre s'était elle trompée ? Peut être qu'elle avait halluciné sur la plage ? Mais si on comptait aussi le resto et Paris ça faisait un peu beaucoup non ?
Enfin... Peut etre qu'a force de vouloir voir Céline, son esprit luyi jouait des tours ?

Alors qu'elle s'approcha d'une porte qu'elle n'avait pas vu la première fois... Elle entendit du bruit. Un bruit persistant dont elle n'avait pas pris attention depuis son arrivée, trop préoccupée a chercher.

Elle tendit l’oreille pour essayer d'en savoir plus, il provenait de cette fameuse porte. Elle s'approcha et écouta silencieusement. C'était des bruit étouffés et elle n'arrivait pas a savoir ce que c'était réellement. Fronçant des sourcils, elle tenta d'ouvrir la poignée de porte. Fermée.

Tout le reste de la maison était ouvert, certaines portes n'étaient même pas fermée et il fermait ce... Ce placard ? Qu'est ce que c'était ? Surtout qu'il n'avait rien a craindre puisque personne ne semblait être chez lui.

Elle tenta de trouver la clef, cherchant au hasard. Elle aperçu une petite table basse dans l'entrée. C'était presque trop facile et pourtant. Deux clef était la, dans le tiroir. Elle tenta le coup et fut surprise de voir que Vincent était prévisible. C'était la bonne.

Elle ouvrit la porte doucement, un silence lourd flottait dans l'air et le bruit avait disparu. Elle aperçue alors que ce n'était qu'un escalier qui menait au sous sol. Elle descendit et ouvrit la porte avec la seconde clef. Elle était presque surprise de voir a quel point c'était facile.

Une fois la seconde porte ouverte, Virginie pu voir Céline assise par terre sur un matelas complètement plat. Recroquevillée sur elle même. Lorsque la porte s'était ouverte, la blonde avait levé les yeux. Virginie pouvait voir dans son regard une incompréhension et une peur mélanger. Qu'avait fait Vincent ?

Accroupie a ses cotés, elle lui remit une mèche de cheveux derrière l'oreille. Puis l'enlaça en la serrant quelques peu. Au bout de quelques minutes, elle s'écarta d'elle pour la regarder. Elle passait une main rassurante dans son dos, espérant la voir parler. Elle avait besoin d'explications.


Encore une fois, il l'avait laissé seul dans cet endroit. Céline ne luttait plus, elle n'essayait plus de s'échapper. Ou même de forcer la porte. Elle se laissait juste mourir petit a petit. Elle avait eu toute l'explication de Vincent et maintenant... Elle devait juste attendre. La seule chose positive était qu'elle n'allait pas mourir dans l’incompréhension totale. Elle pouvait le remercier pour ça.

Elle avait entendu la porte d'entrée claque, il était sans doute parti. Céline pouvait « respirer » le temps de son absence et se laisser a pleurer a nouveau. Ce qu'elle se refusait devant Vincent, sauf quelques rare fois ou elle n'avait plus la force de se retenir. Les vannes s'ouvraient et ne semblaient jamais vouloir se refermer.

Elle était tellement dans un état de dépression et de fatigue qu'elle n'avait rien entendu lorsque la brune avait « visiter » la maison. Mais lorsque le bruit des clefs se fit entendre, Céline releva la tête, surprise...

Si Vincent était revenu elle aurait entendu la porte d’entrée claquer a nouveau. Il lui aurait probablement parler a travers la porte comme il faisait souvent. Ce n'était pas dans ses habitudes d'ouvrir sans faire ses remarques sarcastique. Auquel Céline ne prenait plus attention. Avait il envoyé quelqu'un pour faire son sale boulot ? Était ce le moment qu'elle refusait de voir venir ?

Lorsque la personne ouvrit la porte et qu'elle découvrit son visage, Céline la dévisagea sans comprendre. Est ce qu'ils étaient complices ? Elle voyait le mal partout... Mais avec ce qui lui arrivait tout était possible. Lorsqu'elle s'avança Céline paniqua. Elle était complètement coincée ici et trop fatiguée pour bouger.

Le regard de la brune fut complètement contradictoire avec ce qu'elle pensait. Elle s'était accroupie a ses cotés. La couvrait de geste tendre. Céline trop faible s'était contentée de se laisser faire, comme une enfant.
Une partie d'elle doutait cependant. Elle avait fait confiance a Vincent, il avait été gentil et attentioné. Et voilà ou elle en était. Elle savait qu'elle aurait du mal a refaire confiance a nouveau, même si Virginie semblait vraiment préoccupée par ce qui lui arrivait. Et puis, lorsqu'elle la regardait, elle sentait ce sentiment qui ne la quittait pas. C'était étrange mais agréable.

Il faut qu'on y aille la pressa Virginie. Elle lui tendit la main pour qu'elle puisse se lever. Elle ne savait pas si elle devait la suivre et si ce n'était pas un piège. C'était assez déroutant pour la blonde d'etre partager entre son ressentit et cette peur de faire confiance.

Elle hésita un instant puis leva faiblement sa main pour qu'elle l'aide a se lever. Mais Céline avait besoin de parler, elle voulait comprendre aussi ce que Virginie faisait la. Seulement au lieu de lui poser des questions, elle s'était mise a lui déballer toute son histoire. Son amnésie, Anaïs, Paris et son prénom...

Virginie s'était stoppée, puis retournée. Elle ne s'attendait pas a ce qu'elle lui fasse un exposé maintenant, elles n'avaient peut etre pas assez de temps. Seulement, les révélations qu'elle entendit la fire oublier l'empressement qu'elle avait.

Alors dans la tour Eiffel c'était bien toi ?

Céline fronça des sourcils.

Donc je n'ai pas rêvé ? Tu étais dans la file d'attente ce jour la aussi ?

Virginie sourit de plus belle, heureuse de savoir qu'elle avait bien toute sa tête et aussi que la blonde l'avait aperçu. Elle acquiesça.

Sur les champs aussi je suppose ? Je pensais que mon esprit me jouais des tours...

Céline se mit alors a lui parler de son rêve et du rapprochement qu'elle avait fait. Le sourire de Virginie s'effaça suite a ce souvenir douloureux. Puis Céline abrégea son histoire en parlant de son arrivée ici et de Vincent. La blonde semblait être plus a même de penser. La peur de se faire surprendre commençait a s’immiscer dans son esprit. Le reste des questions seraient remises a plus tard.

Virginie rageait de savoir pourquoi Céline était enfermée. Comment Vincent pouvait il tomber aussi bas et profiter d'une femme complètement déboussolée ? Son cœur se serra, parce qu'elle se rendait compte que Céline l'avait complètent oublié aussi. Mais elle se félicita de voir que la blonde s'était confier a elle malgré le fait qu'elle ne se souvienne pas d'elle.

Elles montèrent les escaliers et Virginie referma derrière elles. Avec un peu de chance Vincent ne se rendrait compte de rien une fois de retour. Lorsqu'elles atteignirent la seconde porte, celle de l'entrée claqua. Virginie croisa le regard terrorisé de Céline.

Elle fut prise d'un coup de panique, parce qu'elle n'avait pas prévu ce plan la. Elle plaça Céline derrière elle alors que Vincent entrait dans leur champ de vision. Céline murmura quelque chose que Virginie ne compris pas.

Qu'est ce que vous... ?

Il ne pensait pas recevoir de la visite, tout comme elle s'attendait a ce qu'il débarque une fois qu'elles soient sorties.

Re bonsoir Vincent. Dit posément Virginie, essayant de relayer sa colère au second plan. Elle avait des envies de meurtre, mais il fallait qu'elle fasse quelque chose d'utile et de réfléchit. La colère n'allait pas aider.
Virginie ! Dit il complètement sous le choc. Si vous vouliez prendre un verre avec moi il vous aurait suffit de demander... Et de m'attendre ! Lança t il d'un ton faussement détaché.
Espèce d'enfoiré ! Siffla t elle entre ses dents.
Je ne vous savais pas si mal polie, continua t il de son ton mielleux. Il semblait avoir remarqué Céline mais ne fit aucun commentaire. Continuant de discuter comme si la blonde n'existait pas.
Et vous si récidiviste ! Enlèvement et séquestration de personne... Je ne sais pas mais ça doit valoir pas mal d'années en prison.
Comme vous y allez ! Personne n'est séquestré, ni même enlevé. Céline est ici de son plein gré... Et je la protège contre elle même. Vous avez sans doute entendu quelques frasques de son passé. Dit il avec un petit sourire satisfait. Il semblait avoir déjà tout prévu.

Céline était mortifiée, elle s'écartait de plus en plus d'eux pour mettre un espace physique suffisant entre elle et Vincent. Ce dernier avait sourit en la voyant faire, ce qui avait énervé encore plus Virginie. Elle s'était mise a se jeter sur lui en l'incendiant de mots grossiers. Vincent ne semblait pas l'avoir vu venir et ne pu que se protéger de ses mains pour éviter de se prendre un coup.

Au lieu de le frapper au visage, comme elle pensait le faire au départ. Son cerveau se mit a réfléchir a toute vitesse, si elle le faisait tout ça se retournerait contre elles. La brune se mit alors a le pousser de toute ses forces se disant qu'ainsi, le temps qu'il se relève, elles aurait le temps de fuir. Ce qu'elle n'avait pas prévu c'était l'endroit ou il s'était placé. Il avait perdu l'équilibre et commençait a tomber a la renverse. Virginie réalisa au dernier moment que la tête de Vincent se dirigeait vers le vide... Vers l'escalier qui menait a la « cellule » de Céline. Il tomba tête la première, sans avoir eu le temps de réagir et dévala les marches en débaroulant sans pouvoir s’arrêter.

Céline avait poussé un cri de surprise en le voyant partir en arrière, elle avait pensé qu'il se relèverait aussi vite et qu'il s'en prendrait physiquement a Virginie. Seulement elle écarquilla les yeux en voyant Vincent disparaître a travers la porte. Elle mit quelques secondes avant de bouger pour s'approcher de Virginie, qui était complètement immobile. Le corps de Vincent gisait au bas des marches et une tache sombre commençait a se former par terre.

Virginie restait pétrifiée face a ce « spectacle » et ce fut Céline qui la tira par le bras pour s'enfuir de la.La porte d'entrée n'était pas fermée a clef, et Céline en sortit la première les sens complètement en alerte. Il n'y avait personne dans la rue, elle prit de nouveau Virginie qui semblait plus coopérative et ensembles elle s'éloignèrent de la maison.

Virginie et Céline montèrent sur le scooter et se rendirent chez Fernand. La brune semblait peut a peut reprendre ses esprits... Elle avait du mal a concevoir qu'elle avait probablement tuer Vincent Chaumette. Devait elle appelé les secours ? Irait elle en prison ? S'enfuir n'arrangeait rien, mais elle n'avait pas le courage de rester chez cet homme tout en appelant la police. Elle ne voulait pas payer pour un connard. En chemin, la brune sentit le malaise de Céline... Elle avait beau être amnésique il y avait des choses qui ne changeaient pas.

Le père de Virginie les accueillis bras ouverts et Céline avait presque l'impression de se retrouver dans la famille d'Anaïs, ou le bonheur et la joie était au rendez vous. Fernand avait raconté les nombreuses frasque de Virginie lorsqu'elle était ado et la gène de la jeune femme était encore plus risible que les histoires. Céline écoutait avec attention, alors que Virginie tentait sans cesse de détourner la conversation.

Lorsqu'il essaya de comprendre pourquoi la blonde était la, Virginie expliqua brièvement la situation. Ommétant bien sur toute les parties trop désagréable ainsi que l'histoire de Vincent. Le soir venu, Céline se trouva a dormir dans le lit de Virginie, et cette dernière s'était contenté d'un lit d’appoint. Le canapé était inconfortable celons les dires de la brune et n'ayant pas de chambre d'amis, il avait fallu prévoir au mieux.

Une fois couchée et dans le noir, Virginie se laissa aller au confidence concernant leur couple. Céline en apprenait d'avantage sur son passé. Et cette fois ce n'était pas un mensonge, quoi que Vincent n’avait pas complètement menti sur certaines choses, d’après les dires de la brune.

A présent, il fallait tout recommencer du début. Céline savait qu'elle pouvait faire confiance a Virginie, parce qu'elle l'avait plus ou moins impliqué dans sa vie en la présentant a son père... Même si ce dernier la connaissait d'avant.

C'était déroutant et en même temps agréable. L'ambiance n'avait rien a voir avec les têtes a têtes qu'elle avait eu avec Vincent. D'ailleurs, aucunes des deux n'avait parlé de l'incident... Et Céline savait que tôt ou tard il reviendrait sur le tapis.
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Marie Bergman
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MessageSujet: Re: L'apres Virginie (fanfiction) Ven 9 Oct 2015 - 11:40

Le lendemain matin.

Céline s'était reveillée seule dans la chambre. Le bruit des couverts qui tapaient dans de la céramique la fit sourire. Ils devaient déjà etre debout.

Ah ! Elle est enfin réveillé la marmotte ? Demanda Fernand. Peuchère il est déjà 8 heures, l'heure des infos ! S'exclama t il en saisissant la télécommande.

Il alla s'installer sur le canapé et alluma la télévision.

Fais pas attention, si t'es pas debout a 6 heures du matin il te chambrera constamment le matin. Dit elle en plaçant un bol sur la table. Café ?
Oui, merci. Dit la blonde avec un sourire.

Elle ne savait pas si elle devait aider ou si elle devait s’asseoir. Virginie lui demanda de prendre place, visiblement elle et son père avaient déjà mangés.

En bref de l'actualité, annonça la journaliste. Nous venons d'apprendre la mort d'un architecte réputé, un certain Vincent Chaumette. Connu pour ses nombreuses arnaques et ainsi que l'affaire en cours concernant les trafics de métaux. D’après la police, il semblait que ce soit du a un accident, Monsieur Chaumette aurait glissé dans l'escalier de sa maison. La police tente de trouver le lien entre sa mort et celle d'un ancien mafieux a qui il aurait eu a faire récemment... Sans transition, la nouvelle ligne de train...

Céline s'était figée, écoutant attentivement tout ce que racontait la journaliste. A la fin du sujet, elle s'était retournée vers Virginie qui s'était immobilisée, un paquet de céréale a la main. Elle mit quelques secondes avant de jeter un regard paniqué a Céline. Certes, elles ne devait pas avoir grand choses a craindre puisqu'il était lié a de nombreuses affaires douteuses... La police pourrait facilement conclure a un accident ou a une vengeance. Avec un peut de chance, l'histoire serait classé sans suite.

Dis moi Virginie, ce Chaumette tu le connais non ? Demanda son père en se retournant vers elles.
Oui, il travaillait a Phénicie avec Céline et moi.
Je ne savais pas qu'il touchait dans des affaires louches... Si j'avais su qu'il était comme ça je n'aurais jamais insisté pour que cette fripouille sorte avec toi.
Il a toujours été comme ça papa... Souffla Virginie un peu agacé qu'il remette cette histoire sur le tapis.

Céline restait en retrait de leur conversation, mais n'avait pas pu cacher sa surprise. Ainsi Fernand avait voulu que Chaumette et Virginie soit ensemble ? Avec ce qu'elle avait appris elle trouvait ça plutôt étrange.

Et vous... Ah c'est vrai, vous ne vous souvenez pas... C'est peut etre pas une mauvaise choses après tout. Si il a toujours été comme ça. Continua t il en se tournant vers la télévision.

Au moins, elle était fixé sur le sort de Vincent. Mais pas vraiment sur leur propre sort.



Trois mois plus tard.

L'affaire Vincent Chaumette avait été classé sans suite. Un nouveau meurtre avait eu lieu et ils avaient fait l'amalgame sans pour autant avoir des preuves de ce qu'ils avançaient. Même si Céline et Virginie étaient soulagées, la brune avait du mal a s'en remettre.

Elle avait du repartir sur son chantier et avait proposer a Céline de rester avec les Beaumartin ou de l'accompagner. La blonde avait hésité parce qu'elle était encore un peu réticente a faire ouvertement confiance mais les soirées qu'elles avaient passés durant la fin des vacances de Virginie avaient été un délice.

Ensemble, elles s'étaient rendues a l'aéroport. Fernand n'avait pas voulu les accompagné et avait fait la gueule toute la matinée, l'ambiance n'était pas au beau fixe. Mais une fois dans l'avion le calme et la sérénité était de mise.

Ce qui était étrange pour Céline c'était de voir a quel point Virginie la connaissait. Bon elles avaient vécu plus d'un an ensemble, mais contrairement a Chaumette qui la connaissait depuis plus longtemps, la brune la connaissait très bien. Céline se sentait en sécurité et heureuse a ses cotés sans savoir vraiment pourquoi...

Malheureusement, malgré le bonheur un ombre planait au tableau. L'amnésie de Céline ne semblait pas vouloir la quitter. Et, en dehors de l'histoire qu'elles avaient eu récemment en commun, Céline n'avait pas d'autres souvenirs. Elle devait avouer que Virginie était des plus patiente et jouait les amies sympa pour ne pas lui faire peur. Et elle lui en était reconnaissante, mais au fond d'elle, elle savait qu'un jour ou l'autre il faudrait passer un cap.

Elle avait rencontrer Béatriz et Tony, ils avaient fait de nombreuses sortie et Céline était ravie d’être entourée de personnes de son age. Ça changeait du dîner qu'elle avait connu avec la famille Beaumartin, même si elle avait aimé y être. A la fin du mois, le contrat de Virginie se terminait et elles décidèrent de rentrer sur Marseille.

Une fois arrivée, elles prirent rendez vous avec des psychologue. Ça avait été le deal, Céline n'irait pas tant que Virginie n'en voyait pas un aussi. Même si la brune semblait joyeuse et toujours souriante, la blonde n'était pas dupe. Elle avait vu ses absences, son regard qui se perdait dans le vague... Elle savait très bien ce que ça faisait, enfin d'une autre façon bien sur... Mais elle comprenait mieux que Béatriz ou Tony.

Durant les quelques rendez vous qu'elles avaient pris, Céline sentait que son évolution n'était pas pour bientôt. Virginie par contre, semblait aller mieux. Cependant, la brune avait peur de la réaction de Céline, elle se félicitait qu'elle ne se souvienne toujours de rien de peur qu'elle ne la quitte en sachant comment leur rupture s'était finie.

C'était peut être ridicule et complètement puéril, cette rupture n'était pas horrible elles ne s'étaient pas dit les pires horreurs a la figure mais... Virginie ne voulait pas rompre ce nouveau lien qui les unissaient. Certes, ce n'était pas un lien d'amour mais elle pouvait s'en contenter. Surtout qu'elle avait rapidement compris que leur rupture était la cause de tout. Ce souvenir semblait bloquer tous les autres...

Durant les premiers jours, elles étaient retournées chez Fernand puis, Virginie avait rapidement trouvé un appartement pour s'éloigner un peu de son père. Elle l'aimait et elle avait apprécier le retrouver. Mais elle ne pouvait pas l'imposer a Céline plus longtemps... Tout comme elle ne pouvait pas rester vivre avec lui plus longtemps. Ce dernier semblait trouver un malin plaisir a raconter toutes ses histoires de jeunesse à Céline, elle préférait encore quand les deux se détestait. Avec cette nouvelle situation, son père était devenu plus conciliant a son égard. Mais lorsque la blonde s'éloignait il ne cessait de lui poser des questions sur l'avancement de leur « couple ». Et elle avait déjà du mal avec ses propres pensées, elle ne pouvait pas entendre constamment son père lui poser plus de questions.

Dans le nouvel appartement, les habitudes changèrent. Étant constamment en tête a tête les avaient rapproché. Si Virginie s'en réjouissait, Céline restait encore un peu distante. Elle avait encore du mal a comprendre pourquoi son corps réagissait aussi facilement en présence de Virginie alors que son propre cerveau lui bloquait l'accès a leurs souvenirs.

A la fin de ce premier mois de cohabitation, Virginie commençait sérieusement a désespérer. Céline n'avait toujours pas trouvé de travail et retombait un peu dans ses travers. Virginie, quand a elle, n'eut pas autant de mal a retrouver un contrat sur un chantier. Cette expérience était très bénéfique et pouvait aboutir a un CDI d ans la boite. Alors, lorsqu'elle avait compris qu'un nouveau poste dans l'administration était libre, elle avait proposé Céline. Seulement après 2 jours d'essais Céline avait jeté l'éponge. Elle n'arrivait pas a trouver un poste malgré ses efforts. Et puis, elle avait décidé de se manifester concernant Phénicie.

Remettre les pieds dans son ancienne boite n'avait rien changé. Par contre, elle avait très rapidement pris ses marques aidée par sa secrétaire. Elle décida de laisser tomber sa recherche de travail pour poursuivre dans son ancienne boite. A la mort de Vincent, les parts avaient été remises en jeu et son apparition en avait surpris plus d'un. Une fois toute l'histoire expliqué, ils s'étaient tous remis au travail. Ce dernier mois avait permis a Céline de se sentir utile, enfin.

On était vendredi soir, c'était le jour des courses. Malheureusement Virginie avait eu un problème avec son scooter et elles devaient faire l’aller retour a pieds. Elle récupéra les sacs qu'elle venait de poser par terre, histoire de faire une pause.

Je suis sure qu'on va rentrer à... Elle s'arreta net en voyant une petite ruelle qui lui rappellait quelque chose. Ces derniers temps, des petits détails lui revenaient de plus en plus en mémoire.

Virginie était surprise de l'entendre parler de menottes. Et elle ne s'était pas vraiment empressé de lui raconter l'histoire. Néanmoins, elles avaient beaucoup rit a l'évocation de cette journée assez... Bizarre.

Quelque chose ne va pas ? Demanda Virginie qui s'était retournée vers elle et qui la regardait, inquiète.
Non... C'est rien. Dit elle alors qu'elles s’engouffraient dans la petite rue.

Elles avançèrent doucement vers une place que Céline avait l'impression de connaître. Elle observa les lieux et apperçu un couple de vieux sur un banc qui donnaient du pain au pigeons.
Virginie se figea quelques secondes. Lorsqu'elles étaient parties, elles avaient fait un détour pour récupérer une pièce pour le scooter. Elle en avait oublié ce racourcit et son histoire.

Son ancien appartement n'était pas très loin de la ou elles habitaient. Et il leur arrivaient de passer par cette petite place avant... Dans une « autre vie ».

Même si Virginie lui avait fait redécouvrir Marseille, la place du mistral et tous les anciens habitants, la mémoire de la blonde restait inchangée. Et a présent la brune se demandait pourquoi elle ne lui avait pas fait revisiter les endroit ou elles allaient. Même si ce n'était que des lieux de passage pour se rendre a tel ou tel endroit.

T'as vu ? Dit Virginie en donnant un petit coup de coude a Céline.
Quoi ? La blonde regarda en direction du vieux couple. Et la, un nouveau flash fit son apparition.

FLASHBACK

Tu crois qu'on sera comme eux dans 40 ans ? Elles passaient a coté du couple et Virginie chuchotait a sa compagne pour ne pas que les vieux puisse l'entendre.
Non. Céline marqua une courte pause et se tourna vers elle avec un sourire. On sera bien mieux. Elles se mirent a pouffer de rire en s'éloignant de la place sous le regard étonné des deux autres.

FIN FLASHBACK

Céline s'était figée au milieu de la place. Ce souvenir elle s'en rappelait. D'ailleurs ce n'était pas le seul... Elle avait l'impression qu'une vanne s'était ouverte et a présent tous pleins de bribes lui revenait en mémoire.

Virginie avait continuer son chemin en regardant les deux vieux qui continuaient de jeter du pain sans se préoccuper du monde alentour. Elle ouvrit la bouche pour parler a Céline, mais en se retournant il n'y avait plus personne. Lorsqu'elle regarda en arrière, elle la vit complètement figée, bloquée dans ses pensée.

Revenant sur ses pas, elle s'approcha de la blonde et posa ses sacs par terre. Lui posant doucement une main sur le bras, elle tenta d'entrer dans le champ de vision de Céline.

Ça va ? Lui demanda t elle inquiète.

La blonde avait un énorme sourire collé au visage. Les pièces du puzzles semblaient s'assembler peut a peut dans son esprit. Elle acquiesça lentement et regarda Virginie. Certes, il y avait encore quelques zones d'ombre mais la blonde savait qu'a présent, ce n'était qu'une histoire de patience et de temps.

Ne sachant pas trouver les mots pour lui dire, elle se contenta de répéter mots pour mots son souvenirs.

Tu crois qu'on sera comme eux dans 40 ans ? Dit elle en désignant le couple de la tête.

Virginie mit un moment avant de comprendre et son air ahurit fit rire Céline qui lâcha ses sacs pour se jeter dans les bras de la brune. La brune se blottie rapidement dans le cou de la blonde respirant a plein poumon une odeur longtemps oubliée.

Elles étaient amies, et grâce a ça Virginie pouvait la voir et être auprès d'elle. Mais elle ne s'était que très peu risquée a des gestes d’affections et... Dieu que son odeur lui avait manqué !

C'est avec un énorme sourire qu'elles se détachèrent l'une de l'autre pour se faire face. Virginie ne voulant pas la laisser trop s'éloigner, continuait de lui tenir la taille de ses bras. Céline de son coté avait toujours les bras autour du cou de Virginie.

- Non, murmura la brune tout en fixant ce regard azur qui lui avait manqué aussi. A présent elle voyait dans ses yeux que quelque chose avait changé. La Céline d'avant était de retour. On sera mieux.


FIN



Bon je sais que la fin est un peu a chier.... D'ailleurs si vous avez des envies particulières genre les voir dans tel ou tel endroit dites moi Wink Peut être que je rajouterais un épilogue !!

Voila!! Bisous a tous et a bientôt ailleurs peut etre sur FF.net Smile
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